La crise sanitaire a incité les métiers de bouche à diversifier leurs canaux de vente, boulangers-pâtissiers compris. Lors du premier confinement, l’artisan bordelais Bouloulam (alias Louis Lamour) s’est essayé à la livraison de pizzas, en faisant appel aux sociétés de coursiers leaders du marché. Un essai peu concluant pour le boulanger, mal référencé sur les plateformes de commande. Pour ce second confinement, il décide donc de s’affranchir de ces intermédiaires (et de leur commission conséquente) en assurant lui-même ses livraisons à vélo en ville : « Le confinement nous libère un peu de temps, donc autant en profiter pour offrir un service aux clients, sans frais », relève Louis Lamour, qui évalue à chaque appel le bien-fondé de la demande, suivant ses disponibilités et son intérêt commercial. Et de glisser : « Pas question de faire deux heures de vélo pour deux baguettes de pain ! »

Minimum de commande

À Chartres, la boulangère Marlène Boehm assure également en personne la livraison des commandes passées via son site développé entre les deux confinements. Ses objectifs : « Veiller sur la qualité des produits, garder du lien avec les clients et éviter qu’ils ne changent leurs habitudes. » Pour rester dans ses frais, elle a fixé un montant minimum de commande à 7 € et un périmètre de desserte jusqu’à 3 km autour de Chartres. À Nîmes, la pâtisserie ÔGatO s’est aussi lancée dans l’aventure avec des commandes de la veille pour le lendemain, sur deux matinées par semaine. Une offre de service à adapter suivant les retours et les besoins des clients.n

B.G.