La Toque : petites annonces de matériel et fonds de commerce pour boulangerie et patisserie. Emploi.


Mieux vendre

Des écrans à votre service

Publié le mercredi 08 mars 2017 - 09h28

Ecrans dans une boulangerie (Photo : Latoque.fr).

Pour séduire ou convaincre vos clients, l’affichage dynamique en magasin est tout indiqué. Car certaines images sont plus parlantes que de longs discours. A condition de connaître les règles…

Depuis quelques années, les écrans d'affichage dynamique fleurissent dans les points de vente. N’avez-vous jamais été happé par la démonstration d’un outil, dans les rayons d’un magasin de bricolage ? Ou hypnotisé par les offres défilant derrière la caisse d’un supermarché ? La technique est très efficace ! 

• Idée n°1 : Un écran, pourquoi ?
« Nous retenons 10 % de ce que nous entendons, 20 % de ce que nous lisons et 80 % de ce que nous voyons ou faisons », explique Michaël Boscher, responsable commercial de CityMeo, spécialiste de l’affichage dynamique.  L’écran capte le regard, notamment celui des clients qui patientent. « Cela contribue à réduire le temps d’attente perçu », ajoute Yann Laurençon, responsable Digital Media de la société IPOView.  Certains mettent en avant l’image moderne que peuvent véhiculer les écrans. C’est un argument à double tranchant : si le contenu n’est pas assez qualitatif, il aura l’effet inverse.

• Idée n°2 : De la technique
Un affichage dynamique n’est pas un poste de télévision.  « Le matériel professionnel est conçu pour rester allumé dix à douze heures par jour, il a une durée de vie plus longue », indique Michaël Boscher. Différents degrés de luminosité s’adaptent à l’éclairage. Ainsi, vous ne choisirez pas le même écran pour l’intérieur ou l’extérieur (vous n’opterez pas non plus pour les mêmes contenus : dehors, les messages doivent être plus percutants, pour arrêter le chaland).

• Idée n°3 : Que diffuser ?
Tout est possible, mais pour capter l’attention, mieux vaut proposer des contenus qui intéressent les spectateurs…  C’est un support idéal pour communiquer sur ce que vous ne pouvez habituellement pas montrer : le choix des matières premières (reportage chez votre meunier, visite de la ferme qui vous fournit les œufs…) ou la fabrication des produits phares.  La programmation permet d’adapter les contenus en fonction de l’horaire : zoom sur le petit-déjeuner le matin, cap sur les formules à midi, promotions en fin de journée, etc.  En fonction de la saison, vous pouvez faire défiler vos bûches, gâteaux de cérémonie, créations de Pâques, commandes inédites.  En prime, vous pouvez présenter vos salariés (s’ils l’acceptent) et montrer des déclinaisons de vos pains à réaliser à domicile (une tartine, par exemple).  Certains prestataires proposent des flux de divertissement, type météo ou info culturelle. D’autres suggèrent de monnayer cet espace de publicité. Attention à ne pas perdre vos clients.

 

Jeu Citymeo (Photo : Latoque.fr).La technologie permet l'interactivité.  
Ici, un QR Code (créé par Citymeo)
donne accès à un concours.


• Idée n°4 : Faire soi-même ?
Les prestataires sont unanimes : un écran noir (vide de contenu) est contreproductif. Or, créer des vidéos et des animations demande du temps et des compétences techniques.  « Sans être des experts, nous sommes tous équipés, avec nos smartphones et nos ordinateurs, pour faire des photos et des vidéos, voire du montage, note Cédric le Bian (cf encadré). Mais il y a un gros travail de fond à fournir au départ et une veille à assurer ensuite. »  « Les consommateurs sont habitués à visionner des contenus soignés. Ils sont donc exigeants », prévient Thomas Milioni, ingénieur technico-commercial pour IPOView. Le risque ne doit pas être pris à la légère : si les contenus sont inadaptés ou de mauvaise qualité, votre image de marque en sera entachée.  Un bon compromis peut être trouvé en missionnant une agence de communication spécialisée dans la vidéo pour les contenus de base : les films sur vos matières premières, vos fabrications… Et en créant vous-même, à partir de canevas et au moment opportun, les offres promotionnelles.

Dans la mesure où cette opération est très éloignée de votre métier, cela vaut vraiment la peine, au moins pour bien démarrer, de solliciter le conseil de professionnels. 

Cédric Le Bian, boulangerie Délecto à Ecully (Photo : Latoque.fr).Témoignage
Delecto, boulangerie culinaire à Ecully (69).
Retour d’expérience
Cédric Le Bian a investi dans plusieurs écrans en novembre 2015. « Je voulais donner une image moderne de ma boulangerie, attirer le regard des clients et les inciter à acheter », explique-t-il. A l’aise avec les nouvelles technologies, il s’est débrouillé avec le logiciel fourni avec son matériel pour créer des contenus. Et les résultats ne se sont pas fait attendre : « Les gens patientent pour être servis ou pour payer, lèvent les yeux sur l’écran et réclament le produit présenté. C’est incroyable. » En observant les caméras de vidéo-surveillance et son chiffre d’affaires, cet artisan a noté, par exemple, 30 % d’augmentation sur les ventes de bugnes… Autant dire qu’il ne regrette pas son investissement d’environ 1 000 euros !

par Cécile Rudloff

(publié le 8 mars 2017)

autopromo La Toque, tout sur la boulangerie, patisserie
Mieux vendre

Le kiosque : Un atout saisonnier

Mardi 13 juin 2017

 ...

Pâques : Captez la clientèle

Jeudi 13 avril 2017

 ...

La valse des vitrines

Lundi 10 avril 2017

 ...


à La Toque Magazine


Découvrir
nos Offres

En poursuivant votre navigation sur notre site, vous acceptez l’utilisation de cookies afin de nous permettre d’améliorer votre expérience utilisateur. En savoir plus et paramétrer les traceurs. OK