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Et si vous partiez en congés sans fermer ?

Publié le lundi 03 juillet 2017 - 14h59

Partir en congés (Photo : Fotolia.com)

Certaines boulangeries ne baissent jamais le rideau. Eté comme hiver, leurs vacances passent inaperçues aux yeux des clients. Voici leurs secrets, si vous souhaitez tenter l’expérience.

Prendre quelques jours, sans chute de trésorerie, cela vous tente ? A condition d’accepter de confier les clés de votre boutique (et d’avoir du personnel), la pirouette est possible. Voici quelques pistes pour préparer votre départ.

Idée n°1 : Se poser les bonnes questions
Quand le chat n’est pas là, les souris dansent. Oui, mais même à distance, c’est vous qui décidez de la chorégraphie. Tout est une question de préparation.  Qui ouvrira, qui fermera ? S’occupera de la caisse ? La déposera en banque ? Qui assurera le réassort des produits ?  Prenez le temps de lister toutes les tâches qui vous incombent et qui devront être assurées par quelqu’un d’autre.

 

Planning en boulangerie (Photo : Latoque.fr).La bonn personne, au bon moment.
Le planning est un outil-clé
pour déléguer.

Idée n°2 : Préparer le terrain
Le chef d’entreprise donne le tempo. Programmez le métronome :  Le planning est essentiel. A Nantes, Eric Marché (44) adapte même ses horaires d’ouverture pour alléger le temps de présence des salariés.  Les recettes doivent être écrites pour être respectées. A Muntzenheim (68), Roland Herzog a créé un programme qui calcule les quantités en fonction du nombre de commandes.  Laissez votre « bible » : les coordonnées du meunier, des services de maintenance, des fournisseurs... Et évidemment, en gros et en gras, le numéro de téléphone sur lequel vous êtes sûr d’être joignable.  Accordez-vous la chance de progresser. Commencez par une journée, puis deux… et corrigez le tir si nécessaire.

Idée n°3 : Briefer les salariés
Une personne de confiance, reconnue dans l’équipe, peut vous remplacer. Cela se passera encore mieux si chacun prend sa part. La démarche est à la fois valorisante et formatrice.  Découpez la liste de vos tâches et confiez-la par petits morceaux. Option sécurisante : faire signer une feuille de route et tester avant de partir pour vérifier que tout a été bien compris.  Pour renforcer la motivation des employés, n’hésitez pas à mettre en jeu leur choix de dates de vacances (si un roulement est mis en place, il dépend de la bonne volonté de chacun), voire une prime en cas d’objectif atteint.

Idée n°4 : S’équiper
Vous n’êtes pas tout à fait rassuré ? Des moyens technologiques existent pour garder un œil sur votre affaire…  Les caisses de dernière génération communiquent leur état en temps réel. Les monnayeurs suppriment les soupçons de malhonnêteté.  Les derniers systèmes de vidéosurveillance sont également consultables à distance. Et leur résolution est suffisante pour que rien ne vous échappe. Attention à bien respecter les règles d’usage si vous mettez des caméras en place.

Idée n°5 : Profiter
Votre décision est prise, tout est en place pour que rien ne change en votre absence.  Ne tombez pas dans le piège de la peur : si vous passez votre temps à espionner la boutique, vous ne vous reposerez pas !  Si vraiment vous ne pouvez pas vous en empêcher, un coup de fil par jour (ou moins) devrait suffire à vous rassurer.  Maintenant que vous avez laissé les clés, respirez, reprenez une gorgée de ce merveilleux mojito et observez l’effet du sable entre vos orteils. Bonnes vacances !

Pour ou contre ? 
Stéphanie Potherat (Photo : Latoque.fr)• POUR : Stéphanie Potherat, boulangère à Barbizon et Fontainebleau (77)
« A l’heure actuelle, nous avons besoin de rentrées quotidiennes. Nous avons calculé qu’avec un mois d’ouverture en plus sur l’exercice, nous pouvions embaucher une personne supplémentaire et assouplir les plannings. Le bras droit de mon mari le remplacera et j’ai anticipé le planning pour que mes meilleures vendeuses couvrent ma tranche horaire. Le coffre peut tenir 15 jours sans être vidé et grâce aux caméras, l’équipe sait que nous pouvons voir ce qui se passe. C’est la politique de la peur du gendarme. »

Céline et Robin Champomier (Photo : Latoque.fr).• CONTRE : Céline et Robin Champomier, boulangers à Antibes (06)
« Plus jamais ! Nous l’avons fait, mais le bilan était catastrophique. Baisse du chiffre d’affaires, plaintes de clients sur la qualité du pain, annonce d’horaires injustifiés de la part du personnel et nettoyage réalisé à la va-vite… Cet été la boutique fermera tout le mois d’août ». 

Baptiste Guillevic (Photo : Latoque.fr)• CONTRE : Baptiste Guillevic, boulanger à Sainte-Anne-d’Auray (56)
« Fermer, c’est aussi éviter de dévaloriser la valeur de son fonds : une entreprise s’achète sur la base de cinq semaines de congés. Si elles ne figurent pas au bilan, elles seront retirées du prix de vente au prorata. »

par Cécile Rudloff

(publié le 3 juillet 2017)

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