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Un poste-clé !

Publié le mercredi 13 septembre 2017 - 16h40

Vendeuses en boulangerie (Photo : Latoque.fr).

Entre fournil et boutique, le succès d’une boulangerie se partage à 50/50. Une bonne raison de prendre soin de son recrutement à la vente et de valoriser son personnel.

Vous pouvez fabriquer les meilleurs produits du monde, si personne ne les vend (ou si la vente est mal faite), le potentiel de vos créations restera sous-exploité. Voici une compilation de bonnes pratiques, collectées auprès d’artisans satisfaits de leurs salariés en magasin.


Idée n°1 : La perle rare
Quand on vous interroge sur les qualités d’un bon vendeur ou d’une bonne vendeuse (plus traditionnellement), on atteint rapidement une liste sans fin.  Avenante, polie et souriante, elle présente bien et utilise un langage châtié. Elle est à l’écoute du client, le conseille, anticipe ses demandes, suscite des ventes additionnelles et note correctement les commandes. Elle s’intéresse aux produits, connaît les ingrédients et les allergènes, promeut les nouveautés… Elle assure le lien avec la production, prépare les sandwichs, enfourne une série de baguettes à l’occasion. C’est elle, aussi, qui s’occupe du ménage. Votre vendeuse est Wonderwoman.  Pourtant, quand on observe les contreparties (mini salaire, horaires décalés, considération très moyenne, voire dans le pire des cas, suspicion, brimades devant les clients et insultes grossières à l’arrière), votre vendeuse peut ressembler à Cendrillon ! Au-delà de cette caricature (volontaire), cela vaut la peine de se questionner sur la place du personnel de vente dans votre entreprise. 

Vendeuse en boulangerie souriante (Photo : Latoque.fr).Pour être souriant et à l'aise avec
les clients, le personnel de vente
a besoin de votre confiance.

Idée n°2 : Recruter efficacement
Les mauvaises surprises sont courantes. Mais les bonnes existent encore !  Pour attirer les candidats, chacun a sa recette. A Cugnaux (31), Blaise Dutilleul dépose une annonce sur le site LeBonCoin. A Poitiers (86), Mathieu Laurin s’appuie sur un cabinet de recrutement local. A Nantes (44), Viviane Sourice sollicite le syndicat. La petite annonce, affichée en magasin, est également une piste intéressante pour capter des candidats déjà séduits.  Ensuite, chacun passe par un tri de CV. Viviane Sourice préfère des recrues jeunes, pour les former à ses méthodes. Blaise Dutilleul s’intéresse plus à la motivation qu’à l’expérience, quitte à recruter hors du sérail. Tous se méfient des postulants trop sûrs d’eux. 

Idée n°3 : Former
Devenir un super vendeur demande de la pratique et de l’entraînement.  « Je donne une information à la fois pour laisser à la personne le temps d’assimiler, indique Viviane Sourice. Une semaine ne suffit pas à se sentir bien. Une année permet d’avoir fait le tour des fêtes. Après, on peaufine. »  Mathieu Laurin a confié à son meunier le soin de former ses vendeurs. « Cela me permet d’échapper à cette tâche qui peut être rébarbative, surtout quand on connaît les produits et les processus de fabrication sur le bout des doigts. De plus, le commercial leur a donné des clés sur les allergènes et les techniques de vente. Ils sont devenus super pros ! »

Idée n°4 : Fidéliser
Le salaire ne fait pas tout. Bien sûr, une augmentation ou une prime sont appréciées, mais ce n’est pas le seul levier.  « On essaie de s’adapter aux besoins, témoigne Blaise Dutilleul. Par exemple, les plannings suivent autant que possible leurs contraintes personnelles. »  Proposer des produits de qualité, organiser des animations, participer à des concours… sont autant de pratiques qui soudent les équipes et nourrissent la fierté de travailler là plutôt qu’ailleurs.  Offrez des perspectives d’avenir, via des formations ou des responsabilités supplémentaires.  Soyez attentif à l’atmosphère. « Si les salariés s’entendent bien, que l’ambiance est joyeuse, cela compte beaucoup », confirme Viviane Sourice.


Equipe de vendeuses en boulangerie (Photo : Latoque.fr).La formation est une
des clés pour obtenir
une force commerciale efficace.

Idée n°5 : Impliquer
Au quotidien, chacun(e) doit sentir que ses actions comptent pour l’entreprise.  A Nantes, les vendeurs ont la clé de la boulangerie, pour pouvoir assurer l’ouverture et la fermeture. Au besoin, ils s’occupent également de la caisse en fin de journée. Une responsabilité importante !  Mathieu Laurin délègue beaucoup. Par exemple, il confie les nouvelles recettes de sandwichs aux salariés, de la composition au contrôle du prix de revient, en passant par la faisabilité et la dégustation. Cela implique, aussi, que les vendeurs et les boulangers se parlent. Une dimension d’échange essentielle ! 

par Cécile Rudloff

(publié le 13 septembre 2017)

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