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Mieux vendre

Saisonniers

Recruter et former à la vente

Publié le vendredi 15 juin 2012 - 15h53

Au Moulin du Païou, les boulangeries expertes forment les saisonniers en très peu de jours. (Photo : latoque.fr)

Bientôt les vacances, et avec elles les migrations estivales. Ces dernières impliquent un regain d’activité pour certains commerces, et l’embauche nécessaire de bras supplémentaires. Voici quelques pistes pour vous aider.

« En un jour, la vendeuse que je viens d’embaucher avait assimilé la caisse. Je l’ai ensuite mise en formation « sandwichs » ; elle a regardé deux fois le travail, et avait tout compris ! », raconte Angela Clabaut, boulangère au Moulin de Païou, à Cannes, qui emploie neuf personnes. Pendant le Festival du film, devant la fréquentation en hausse, elle prend deux extras, et un ou deux en été. Malheureusement, les choses ne se passent cependant pas toujours aussi bien : « Avant elle, j’avais pris quelqu’un et ça n’a pas fonctionné. Plus tard, je me suis rendu compte que la personne avait déjà eu des problèmes de vol ». Un premier moyen logique d’éviter les mauvaises surprises est donc de se renseigner auprès des ex-employeurs du candidat.

 

Vendeuse en boulangerie. (Photo : Latoque.fr)Le sourire est une qualité indispensable 
pour une vendeuse.

Les précautions à prendre
La petite annonce peut être un moyen de présélection. Angela Clabaut, qui voit passer beaucoup de touristes, y mentionne sa préférence pour des candidats parlant anglais et italien. « Je me retrouve avec des personnes qui font des études, et qui ont besoin de bosser pour les fi nancer. » D’où une certaine motivation, qui pourra compenser une expérience que les saisonniers – souvent des étudiants – n’ont pas forcément. La motivation est cependant loin d’être une généralité chez les jeunes. Cécile Girardo, coresponsable de « La Sirène », enseigne qui regroupe quatre boulangeries familiales et emploie 80 personnes dans le Var, a embauché vingt vendeurs pour la saison 2012. Selon elle, « les femmes de 50 ans sont plus fiables. Elles arrivent 15 minutes avant l’heure ; les jeunes saisonniers ? 30 secondes. »

Angela surenchérit : « Les femmes plus âgées cachent souvent leur âge sur leur CV, alors que pour moi c’est un atout. Je préfère les embaucher, elles, plutôt que des gamines qui sortent en boîte et ne viendront pas le lendemain parce qu’elles sont fatiguées. » Avant l’embauche, Cécile Girardo prend ses saisonniers à l’essai. Parfois deux en même temps, par souci d’efficacité. « Entre le dépôt du CV et la personne au travail, il y a parfois un monde. » Elle classe ainsi les qualités requises : le sourire, l’amabilité, la propreté, savoir rendre la monnaie, et la ponctualité. Angela Clabaut préconise jusqu’à cinq jours d’essai. « Ils le restent tant que je n’ai pas fait le contrat, généralement il me faut deux jours. »

 

Jeune vendeuse en boulangerie. (Photo : Latoque.fr)Parfois, un emploi saisonnier
peut s'avérer durable.

 

Conseils de formation
Comme le saisonnier ne reste que quelques mois, il doit « percuter » tout de suite. « La personne doit envoyer, comme on dit ! », pointe Angela, qui conseille en outre de ne pas espérer une amélioration quand le saisonnier ne convient pas. Les deux boulangères forment leurs saisonniers « sur le tas ». Avec elles, ou avec les équipes existantes. « Le saisonnier me regarde vendre ; je lui montre tous les gestes puis il les met en application », explique Angela. Il faut lui faire les remarques sur le moment ; « c’est plus efficace car sinon il y aura trop de choses à dire. Attention néanmoins à ne pas l’indisposer ». Il faut aussi répéter beaucoup, c’est la base de toute formation. Selon elle, le plus utile reste de « faire nous-même ce que l’on veut qu’il fasse. Les employés fonctionnent par mimétisme ».

Dans les boulangeries de Cécile Girardo, les nombreux employés sont un avantage : « Il y a toujours un responsable à côté du saisonnier. » Si un emploi de saisonnier est ponctuel, il reste néanmoins complexe à pourvoir. Certains commerçants font appel à des experts. Paul Liberos, consultant RH sur les activités hôtellerie, restauration et commerce à l’agence Randstad de Saint-Laurentdu-Var (06), voit notamment venir vers lui des clients au pied du mur ; le recrutement qu’ils ont dirigé ou fait via Pôle Emploi est moins qualitatif que ce qu’ils avaient espéré. « Notre prestation est payante, mais plus sûre ; nous sommes réactifs et gérons un vivier de candidats » (voir encadré). Ces emplois saisonniers peuvent s’avérer durables… Cécile Girardo en reconduit une petite moitié d’une année sur l’autre.

Les + de l'agence intérim

Pour l’agence, un contrat de saisonnier est… un contrat d’intérim. Avec les mêmes garanties. Le processus d’embauche est soigné et rôdé. Les candidats proposés ont été confrontés à :
• Des tests de compétence métier ;
• Un contrôle de leurs références ;
• La demande de leurs certificats de travail. Le consultant tisse en outre une relation de confiance avec son client, et a un rôle de conseil très apprécié.

par Sophie de Courtivron

(publié le 15 juin 2012)

Mots-clés :

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