Conseil 1 : « Eviter les pièges fréquents » par Rémy Bigot, expert en webmarketing (Montersonbusiness.com) et formateur Facebook pour les TPE. Les 10 erreurs à ne pas faire 1 > Exploiter un Profil (perso) au lieu de créer une Page dédiée (entreprise). Créer une page de type « commerce local » autorise l'utilisation de fonctionnalités business intéressantes (et évite que Facebook ne ferme le compte). 2 > Ne publier que pour valoriser son ego ou ses produits. Préférer les contenus moins intéressés et plus conviviaux. 3 > Bombarder les fans de publications intempestives et intrusives. 4 > Poster les mêmes publications sur son blog/site et sur sa page. 5 > Laisser des erreurs dans la description de l'entreprise (adresse, téléphone, mail, horaires d'ouverture…). 6 > Créer une page sans véritable stratégie marketing derrière et sans y mettre les moyens. 7 > Ne pas répondre aux questions postées par les fans ou, pire, censurer les avis négatifs (sauf insultes). Faire preuve de courtoisie, d'ouverture et de compréhension. 8 > Laisser sa page mourir ou ne publier que très rarement. 9 > Ne pas communiquer sur l'existence de sa page Facebook via ses supports habituels (sticker en magasin, flyer, carte, site web…). 10 > Exploiter des subterfuges artificiels pour booster le nombre de likes ou de partages (achat de fans, jeux « débiles » destinés à faire réagir…). Une communauté « morte » a des incidences négatives sur le long terme. 

Conseil 2 : « Y consacrer un peu de temps et un petit budget » par Nathalie Dinger, pâtisserie-chocolaterie « Au dessert du Roy » à Bellegarde et Beaucaire (Gard).L a Toque Magazine (L.T.M.) : Comment utilisez-vous Facebook au quotidien ? Nathalie Dinger (N.D.) : « Quand j'ai commencé à exploiter Facebook dans un but professionnel, je n'y croyais pas trop. Puis j'ai pris le temps de comprendre cet outil et de me former. J'utilise beaucoup la fonction « Promouvoir/Booster » pour pousser certaines publications. Avec un budget de 10 €/mois (20 €/mois en fin d'année), le retour est immédiat, que ce soit en termes d'interactions ou de visites en magasin. Le retour sur investissement est largement positif ! Lorsque la publication concerne des évènements importants (comme l'ouverture de notre seconde pâtisserie), alors les partages explosent, ce qui nous fait une publicité énorme. En ciblant la diffusion sur les créneaux du déjeuner et du dîner, on augmente encore davantage les retombées. » L.T.M. : Vous avez un site web et une page Facebook. Est-ce bien utile ? N.D. : « Oui, les deux sont complémentaires et fonctionnent très bien ensemble. Alors que le site permet de présenter son activité de manière complète et institutionnelle, la page Facebook est plus orientée sur l'actualité et la communication du quotidien. Les visiteurs Facebook ont besoin parfois d'avoir un accès à des informations que la page ne donne pas, comme la carte des produits. Aujourd'hui, entre le site et Facebook, je passe pas mal de temps derrière l'ordinateur. Mais, sur le plan commercial, on ne pourrait plus s'en passer ! Cet investissement nous a permis d'élargir notre clientèle, de la fidéliser, d'accroître notre chiffre d'affaires et de moderniser notre image. Maintenant, j'aimerais progresser sur la vidéo et la qualité des photos pour plus d'attractivité. Aussi je pense suivre prochainement une formation. »

Conseil 3 : « Valoriser son savoir-faire au niveau local » par Nicolas Caublier, maître artisan boulanger à Besançon (Doubs). La Toque Magazine (L.T.M.) : Que vous apporte votre Page Facebook ? Nicolas Caublier (N.C.) : « Le gros avantage de ce mode de communication, c'est que je peux valoriser enfin mon savoir-faire et mes engagements sur la qualité, la créativité, les circuits courts… Quand je publie des photos ou des vidéos sur mes fournisseurs (petits producteurs locaux), ma production (100 % maison) ou mes produits (large gamme de pains spéciaux et de viennoiseries), les retombées sont immédiates et… durables. Les gens sont rassurés en voyant comment je travaille et avec quels ingrédients. Auparavant, pour me faire connaître, j'utilisais la presse gratuite locale. Je payais jusqu'à 300 € la demi-page pour des retombées négligeables. Un jour, Facebook m'a proposé un coupon de 30 € pour tester leur système publicitaire. J'ai rapidement été convaincu de son efficacité. Pour plus d'impact, je peux cibler la zone géographique (à 5 km autour du commerce) et l'âge (après 25 ans, c'est plus efficace). » L.T.M. : Facebook est-il un moyen de valoriser vos nouveaux produits ? N.C. : « Oui complètement. C'est à ce moment qu'il faut privilégier la publicité. On peut mettre en avant les produits, la fabrication, les ingrédients utilisés... Je l'ai fait pour mes pains spéciaux qui sont élaborés avec des farines spéciales (épeautre, blé de Khorasan, seigle, T80 bio…) et via différentes techniques de panification (sur levain dur, levain liquide, poolish…). Sans Facebook, j'avais bien plus de mal à les vendre autrement que par des opérations ponctuelles. Désormais, ils font partie intégrante de la carte. Sur le Net, en voyant mes produits, les gens réagissent et ne sont pas longs à faire la différence avec les franchises alentour. Exploiter l'actualité est aussi très important. J'ai fait par exemple une petite vidéo chez mon fournisseur d'oeufs suite à l'affaire du Fipronil. J'ai tout de suite marqué des points. À mon avis, pour valoriser notre savoir-faire au niveau local, Facebook est la solution idéale ! »

par Armand Tandeau (publié le 26 février 2018)