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A l'instar de Brel ou de Renaud, nombre d’artistes évoquent avec nostalgie ces petites douceurs qui ont bercé notre enfance. Nos envies de sucre relèveraient en fait d'un plaisir inné comme le rappelle Natalie Rigal, chercheur en psychologie de l'enfant à l'Université Paris Ouest : « De façon universelle et dès leur vie intra-utérine, les enfants ont une attirance pour les aliments qui présentent une saveur sucrée. Le plaisir de consommer des aliments sucrés permet de maintenir les comportements de recherche des sources de nutriments » explique-t-elle (ı).
Notre attraction pour le sucre serait donc à l'origine un processus vital. Ne reprochons donc pas aux bonbons d'être sucrés : c'est là leur raison d'être !
Lien affectif
Mais au-delà des aspects purement physiologiques, « ce qui s’échange à travers les bonbons, ce sont les moments de tendresse et de complicité entre parents et enfants. On échange aussi la valeur de plaisir, celui de faire plaisir et du plaisir pour soi. Souvent associés à des valeurs de récompense, de réconfort et de consolation, « pour faire passer la pilule », les bonbons et confiseries s’avèrent très utiles pour calmer les enfants, les apaiser lors d’une situation pénible. Les bonbons et confiseries ont également une forte connotation maternelle, ils sont synonymes de douceur », estime le sociologue Robert Ebguy(ı). Expériences de partage, de chapardage, de cachotterie ou d’indépendance… nos lointains souvenirs nous reviennent à la simple évocation d’un Carambar pour certain, d’un sucre d’orge pour d’autres. Alors oui, « c’est bien d’acheter des bonbons chez la boulangère », comme l’assure Philippe Delerm(2) auteur du célèbre livre La première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules.
L'innovation en confiserie est toujours possible
mais doit être conduite avec prudence. (Photo : Vincent Guerlais - Nantes).
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Adoptez votre offre à votre clientèle 1) La praticité : n’oubliez pas que ce sont les adultes qui achètent pour leurs enfants ou petits-enfants. Privilégiez des produits faciles à consommer (pas trop gros, pas trop collants aux doigts, sans risque d’étouffement), pas trop chimiques et identifiables immédiatement par tous. Les sucettes (industrielles ou faites maison) sont incontournables ; 2) La surprise : les grands enfants (après 6 ans) aiment les bonbons qu’ils achètent eux-mêmes. Misez sur la diversité et l’attractivité des parfums, des saveurs (acidulé, pétillant), des couleurs, des textures et des formes pour favoriser la découverte ;
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(1) Sources : archives du Syndicat National de la Confiserie. www.confiserie.org
(2) « C’est bien », de Philippe Delerm, Editions Milan, 2009.
par Armand Tandeau (publié le 10 septembre 2012)
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