Le rapport qualité prixC'est évident : le prix et la qualité de l'emballage doivent être cohérents avec le produit qu'il contient. Dans le calcul du coût de revient, n'oubliez pas d'inclure l'emballage et vérifiez que celui-ci ne pèse pas trop sur le prix de vente (10 %, c'est bien). Le papier ou carton kraft naturel (mat) ou alios (satiné), brun ou blanchi, reste le champion pour les produits simples traditionnels : pains, sandwichs, pâtisseries sèches... Les entremets, macarons et bonbons de chocolat (plus coûteux) seront valorisés par un cartonnage plus résistant et attractif (vernis, pelliculage, design moderne). Une finition premium (estampage, gaufrage, dorure, impression personnalisée…) portera encore davantage l'image des produits haut de gamme.

Les emballages originauxséduisent parfois plus que  les produits qu'ils contiennent !

Les matériauxLes matériaux écologiques ou rétro sont tendance, notamment en snacking. Les bocaux en verre à l'ancienne (avec couvercle métal à visser par ex.), les barquettes en carton kraft et les couverts en bois fonctionnent parfaitement dans les concepts santé et bien-être. Les alternatives vintage en plastique renforcé (type verre de cantine, conserve en fer blanc, cocotte en fonte…) apporteront du style à votre offre de salades ou de plats cuisinés. Pour les produits traiteur à réchauffer aux micro-ondes, le verre ou le propylène (PP) et certains cartonnages ingraissables sont bien adaptés. Dans l'esprit éco-design, les cartons recyclés laminés au PE (polyéthylène), les bioplastiques en PLA (acide polyactique) et les fibres composites biosourcées sont parfaits pour les salades et préparations froides. Le bois ou le carton kraft épais valorisent bien les pains spéciaux et les pâtisseries de voyage (ils ont aussi l'avantage de pouvoir passer au four).

La praticitéDe multiples astuces de conception facilitent la consommation sur le pouce : fourchette clipsée, compartiment à dosette, couvercle hermétique, matériau étanche, structure renforcée… Fouillez les catalogues des fabricants et testez leurs produits en conditions réelles de transport et de consommation. Pour les snacks humides et gras qui se tiennent (muffins, cakes, paninis, fougasses…), les sachets en papier ingraissable, enduit, paraffiné ou plastifié sont une solution bon marché. Le kraft, éventuellement traité contre l'humidité (WS - wet strenght) offre de nombreux avantages pour le pain, les brioches et les viennoiseries. Il permet notamment de réguler l'hygrométrie autour des produits, évitant qu'ils ne dessèchent ou ne ramollissent prématurément. Avec une boîte pâtissière en triangle, vous éviterez les déconvenues sur les produits mous vendus à la part (quiches, pizzas, tartes, flans…). Pour les suremballages, optez pour les sachets en papier kraft ou les sacs en plastique biodégradable (compostable dans l'idéal). Vérifiez que le grammage ou l'épaisseur convienne au poids maxi des produits transportés.

L'innovationSi vous travaillez sur une innovation, intégrez le design du packaging dans votre réflexion dès le départ. Un emballage coup de coeur peut vous aider à avancer dans votre projet de création et vous permettre de trouver le petit truc qui fera la différence. Pour monter en puissance, rapprochez-vous d'un fabricant qui propose un véritable service de personnalisation (Thibault Bergeron par ex.).

Le bocal à l'ancienne revient en force dans l'universde la restauration rapide.

L'effet cadeauLes produits destinés à être offerts (chocolats, gâteaux de voyage, macarons…) seront d'autant plus attractifs si vous les présentez à la vente dans un emballage soigné ou original. Les ballotins, barrettes et étuis divers en cartonnage épais et aux couleurs vives seront parfaits dans bien des cas. Pourvus d'une fenêtre, ils rassureront les clients sur le contenu. N'hésitez pas à exploiter les différentes couleurs proposées par le fabricant pour mettre en avant une gamme de parfums (par ex., boîte jaune pour les macarons citron, verte pour les macarons pistache, etc.), tout en égayant vos linéaires. Les boîtes métal ou les coffrets en bois sont parfaits pour les spécialités de la maison à DLC longue (biscuits, confiseries, chocolats…).

Contact alimentaire : attention aux normes ! • Conformément au règlement CE n°1935/2004, les matériaux destinés au contact alimentaire doivent être obéir aux bonnes pratiques de fabrication afin que, dans des conditions normales ou prévisibles de leur emploi, ils ne cèdent pas aux denrées des constituants en une quantité susceptible : - de présenter un danger pour la santé humaine ; - d'entraîner une modification inacceptable de la composition de la denrée ; - d'altérer les propriétés organoleptiques de la denrée alimentaire.

• Les fabricants d'emballages doivent garantir l'innocuité et l'inertie chimique des matériaux destinés à être mis directement au contact des aliments (par ex., face intérieure d'une boîte pâtissière) et ceux qui peuvent éventuellement entrer à leur contact (par ex., fenêtre plastique d'une boîte pâtissière).

• L'aptitude au contact alimentaire est garantie par le picto « verre-fourchette » ou les mentions « Convient pour aliments » ou « Pour contact alimentaire ». Ceux-ci n'étant pas obligatoires, l'exploitant doit demander à son fournisseur les justificatifs requis. Les fabricants d'emballages doivent faire de même auprès de leurs fournisseurs.

• En cas d'incertitude, l'artisan peut insérer entre l'aliment et le matériau d'emballage une feuille ou un support en carton prévu à cet e ffet (recommandé pour les emballages bois).

• Les procédés d'impression (encres, vernis, laques) sans plastification de la face en contact (laminage, pelliculage) sont interdits en France. Les encres et vernis utilisés dans les emballages alimentaires doivent répondre aux bonnes pratiques définies dans l'annexe du règlement CE n°2023/2006 et aux spécifications de la DGCCRF (ci-dessous).

> En savoir plus : « Fiche générale relative à la réglementation des matériaux au contact des denrées alimentaires », DGCCRF, 09/03/2018, www.economie.gouv.fr

par Armand Tandeau (publié le 13 septembre 2018)