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Trop, c'est trop...
ou la 3e main...

C’est un rituel dont la profession aimerait bien se passer. Chaque fois que le “panier de la ménagère” pose problème, toute la presse crie haro sur le boulanger. Le pain, jadis, était sacré pour tous. C’est d'ailleurs pour cela qu’il a été, avant tout autre produit de consommation, l’objet d’une surveillance très particulière. Taxé depuis Charlemagne jusqu’en juillet 1978, le moindre signe d’augmentation faisait la une des journaux. Non seulement il était toujours trop cher, mais il était cancérigène et faisait grossir. Je ne parle que du pain de consommation courante. Je me souviens des âpres discussions avec le Directeur départemental des prix pour un centime! Une fois il me fut accordé d’avance (pour la monnaie), mais il me fut repris au round suivant !
Puis vint cette liberté des prix, et là, 12 siècles de soumission nous ayant marqués, surprise... le prix du pain n’a pas pris la courbe ascendante qui nous aurait encore valu l'opprobre des journalistes. Le gouvernement avait bien calculé son coup. Cette liberté des prix n’a rien à voir avec la liberté chérie de notre Marseillaise! Maintenant, comme il n’a pas augmenté, on nous agresse avec un nouveau défaut. Trop de sel, trop de sortes de pains. Le consommateur est perdu. Il y a aussi le refrain du non respect des normes, de l’hygiène, de la marche en avant non respectée, etc, etc... Quand on veut tuer son chien on dit qu’il est enragé. Le pain apporte trop de sel ! C’est ridicule. Je ne fais pas le procès des autres professions de bouche, elles ont aussi leurs impératifs au respect de la tradition et des recette séculaires qui ont fait la réputation de la cuisine française. Mais je n’ai pas encore lu quelle part de sel avaient les amuse-gueules, certaines productions emballées sous vide, sous gaz, sous conservateurs, sous édulcorants, sous exhausteurs de goût, souvent bien chères et où les emballages valent plus que le contenu. Motus. On est en train de tuer la France artisanale.
Mais elle résiste car elle a encore bonne réputation. On vient en France du monde entier pour qui nous sommes un modèle et on ne le sait pas ! Mais on cherche à nous imposer le modèle allemand, puis le modèle japonais, le modèle chinois viendra bientôt, il s'exhibe !
Artisans Français des métiers de bouche réveillez-vous !!
Vous êtes les meilleurs, restez Français, vos clients recherchent le bon vieux pain.
Vous savez le faire, faites le donc, mais dans les règles de l’art.
Qui y a-t’il de meilleur qu’une bonne baguette bien fraîche ? Faites aussi quelques pains avec les graines que l’on trouve dans les cages des oiseaux, mais pas trop, c’est pour le folklore ! Trente quintaux au comptoir, embauchez “une troisième main”, c’est faisable. Notre explication sera dans la prochaine Toque Magazine... ou même peut-être avant... par une presse qui nous bénira. Nous serons hors normes de la CEE, mais dans le bon sens, une fois n’est pas coutume.
Vous êtes l’un des 2.400.000 patrons de la plus grande entreprise de France, “la République nous appelle”, sachons l’aider ou disparaissons, il y a le choix.


André THOMAS

 

Copie des courriers reçus
du dossier des époux Kuhn.

Lettre adressée par
Jean-Marie BOCKEL
Sénateur du Haut-Rhin,
Maire de Mulhouse,
Ancien Ministre,
à
André THOMAS
Président de l’UNABP


Monsieur le Président,
Dans votre courrier du mois d'août dernier, vous m'avez interpellé sur la situation des époux Kuhn, boulangers à Ferrette, quant au litige les opposants à leur corporation d’affiliation.
Comme vous le savez, les boulangers d’Alsace paient une cotisation annuelle, faite d’après un calcul sur le poids de la farine.
Monsieur Kuhn, qui conteste cette cotisation depuis plusieurs années, a interpellé la Ville de Mulhouse en tant qu’autorité de tutelle des corporations artisanales, ainsi que le Préfet à ce sujet.
Par ailleurs, je tenais à vous informer que les époux Kuhn ont souhaité ne pas répondre aux contacts téléphoniques, courriers et propositions d’entretien émanant de leur corporation.
C’est pourquoi, la Ville de Mulhouse ne saurait, à ce jour, remettre en question la gestion de ce dossier par la Corporation des Boulangers du Département, ni de la volonté de monsieur Moessner, Président de la corporation des arrondissements de Mulhouse, Thann et Altkirch, d’avoir pris les dispositions nécessaires pour régler ce litige.
En vous remerciant de votre compréhension, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes sentiments les meilleurs.


Jean-Marie BOCKEL

Première rencontre professionnelle
syndicale dans le Rhône.
La Fédération des Artisans Boulangers-Pâtissiers du Rhône, située à Brindas (69) Rhône, organise en
partenariat avec l’UNABP et La Toque Magazine, une journée de rencontre professionnelle le :
Dimanche 23 octobre 2005 à Jonage (69) Rhône,
Salle Agora à partir de 15 heures.

Cette journée sera constituée de débats professionnels, d’animations, de jeux, d’un buffet extérieur.
Cette journée est gratuite. Possibilité de réservation de chambre d’hôtel à proximité. Venez nombreux,
réservez dès maintenant. Un chèque de 50 euros, non encaissé et restitué dès votre arrivée, est demandé en caution pour prévoir
entre autre les repas.
Pour en savoir plus:
- Moine 04 78 70 74 04 - Mens 04 78 31 21 63 -
- Royat 04 78 47 14 18 - Chareyre 06 62 16 48 98 -

Lettre adressée par
Eric CORBARI,
Huissier de Justice
aux époux Kuhn

Comme suite à notre entretien téléphonique.
Je vous rappelle qu’il s’agit d’un dossier de vente.
Qu’à défaut de paiement de l’intégralité des sommes dues pour le 31 octobre, je procéderai à l’enlèvement en vue de la vente de vos meubles (la somme due est de 1.909 euros).

Notre commentaire
Nous sommes très surpris, c’est le moins que l’on puisse dire, d‘apprendre que les époux Kuhn, refuseraient de communiquer avec les instances qui les poursuivent.
Alors comment se fait-il qu’ils n’aient jamais reçu la plus petite explication détaillée, ce qui est la moindre des choses lorsque l’on finance une institution obligatoire, sur le mode précis de calcul de la dite cotisation ?
Peut-être serait-il bon d’avoir le courage et le bon sens de revoir un mode de fonctionnement lié à un concordat qui date d’un siècle et qui ne correspond en rien au droit Français.
Liberté, Égalité, Fraternité sont les trois mots inscrits non seulement dans la Constitution, mais également sur le fronton de nos édifices publics, et ils ne seraient pas applicables en Alsace/Moselle ?
Les Français de cette “enclave” ne seraient pas alors des Français comme les autres ? Surprenant, non ?
Nous espérons que le Président du syndicat “obligatoire”, ce qui n’existe nul par ailleurs et est totalement contraire au droit Français, aura l’intelligence d’arrêter ses poursuites pour le moins ridicule.
Peut-être a-t-il peur, le Président, que si les époux Kuhn arrivent à démontrer que cette cotisation “obligatoire” est inique, d’autres artisans s’engouffrent dans la brèche et décident de respirer un bon air de liberté syndicale , soit en choisissant de changer de syndicat, soit en refusant de continuer à payer une cotisation dont ils ne savent pas vraiment ce qu’elle contient et à quoi elle sert ?
Président Moessler si vous êtes à ce point sûr de votre fait et de la Francité de votre système, n’hésitez pas à nous écrire pour nous en démontrer le bien fondé et nous publierons votre courrier à l’adresse de tous les artisans de France, de Navarre et bien entendu d’Alsace/Moselle !
Aujourd’hui, ce concordat n’est pas appliqué pour les jours de fermeture et l’interdiction de cuisson, mais là, vous ne dites rien, car cela vous arrange.
Le temps est révolu où vous transgressez “votre concordat” quand c’est à votre bénéfice et l’appliquez jusqu’à la bêtise et au ridicule quand c’est dans votre intérêt !
Il nous faut savoir si vous faites parti de notre belle patrie, la France, ou si vous vous mettez délibérément en marge quand votre intérêt vous le dicte et en acceptez les droits et les devoirs quand cela vous rend service ?
Nous attendons avec impatience l’ouverture d’un dialogue avec vous, à travers un échange de courrier public, qui permettra aux Boulangers de savoir où vous vous situez.


La Rédactio
n


Bulletin d’adhésion à U.N.A.B.P.
38 rue Pasteur - 62153 SOUCHEZ - Tél : 03 21 29 79 18


Je soussigné,
Nom:...................................................................................................................
Prénoms:............................................................................................................
Boulanger code naf 158C - Pâtissier code naf 158D Adresse:.............................................................................................................
Commune:..........................................................................................................
Code Postal:........................................... Tél:......................................................
Fax:………………….................................. e-mail:......................................................

Demande mon adhésion à l’U.N.A.B.P.
Je règle ma cotisation annuelle qui est de 92 euros par chèque ou CCP par an à partir de la date d’adhésion
Fait à:.................................................... le:.....................................................
Signature: