| Les
portes automatiques
Les
artisans équipés de portes automatiques
sont rarement déçus par ce système
tout à la fois moderne et pratique. Que faut-il savoir
avant d’en installer dans sa propre boutique ?
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Le
lèche-vitrine enclenche l’ouverture
des portes, comme une invitation à entrer. |
Les
portes automatiques ? Certains diront qu’il s’agit
plus d’un accessoire que d’un vrai confort de
vente. D’autres insisteront sur la hauteur de l’investissement,
compris généralement entre 3000 et 5000 euros
hors taxes. Pourtant, les portes automatiques présentent
de sérieux avantages, et les fournisseurs spécialisés
offrent aujourd’hui de réelles facilités
de paiement.
Serviables et polis, les panneaux vitrés qui détectent
l’approche du client lui facilitent l’accès
lorsqu’il est encombré. Quand le magasin est
bondé, prévoyants, ils empêchent aussi
certains chalands d’être coincés dans
la queue entre les ouvertures et les fermetures incessantes.
Rehaussant le style du magasin, les portes automatiques
invitent aussi à franchir le seuil de la boutique
avec moins d’hésitation. Mme Versluys qui tient
une pâtisserie à Grandvilliers dans l’Oise,
le constate chaque jour. Grâce à son agencement
finement étudié, elle sait que le moindre
lèche-vitrine amène aussitôt à
un passage par le magasin.
| Espaces
réduits et petits budgets bienvenus ! |
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| Avec
un passage pourtant étroit, Bastien Parizot n’a
pas hésité à faire installer une
seconde porte automatique. |
Bastien Parizot, en est également
très satisfait. Dans sa boulangerie à
Saint-Genis-Laval (voir photos 2 et 3 page précédente),
il en a même fait installer une seconde l’été
dernier, à l’occasion de rénovations.
Très pratique, l’espace client plutôt
étroit gagne ainsi en espace, en supprimant l’angle
d’ouverture d’une porte traditionnelle. La mise
en place des modèles coulissants nécessite
au minimum 2,20 mètres de largeur, et pour les téléscopiques,
1,5 mètre. Question budget, si le prix n’est
pas anodin, de nombreuses sociétés proposent
des formules de crédit attractives. M. Tardy, commercial
chez Portalp, annonce la couleur : < le prix équivaut
à moins de 5 baguettes par jour, soit 4 euros, pendant
4 ans ! > Il se base pour cela sur une porte coulissante
standard facturée à 3400 euros, un contrat
d’entretien pour 4 ans de 1735 euros - pièces
et main d’œuvre incluses, et le rachat du crédit-bail
à la fin du versement des annuités ; ce qui
revient à un emprunt de 5 135 euros à un taux
d’intérêt de 2,426%.
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| L’espace
est optimisé en supprimant l’angle de pivotage
d’une porte traditionnelle. |
Mathieu Zahm, associé de son
frère Benoît pour les 3 boulangeries Pain Benoît
à Lyon (voir photo 4), gère tout l’aspect
technique de l’affaire. Connaisseur des portes automatiques,
il conseille de privilégier les modèles robustes
: " Il faut prendre en compte
la fréquentation des lieux et forcément avec
650 clients par jour, il faudra choisir un gabarit qui soit
bien adapté. " Autre astuce de l’expert
: veiller à positionner le système de blocage
dans un endroit accessible, vers les boutons de la lumière
ou ceux du rideau de fer, pour ne pas compliquer l’ouverture
et la fermeture du magasin aux responsables ou aux vendeurs
qui en ont la charge. Et puis, bien entendu, vérifier
que l’installation réponde aux normes de sécurité
en vigueur (voir encadré), comme le blocage anti-pincement
en cas d’affluence.
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Lorsqu’il
fait chaud, il est possible de programmer les portes
en position mi-ouvertes. |
Petit détail non négligeable : la batterie
de secours, parfois en option, est fortement recommandée
car en cas de coupure de courant, les portes automatiques
s’ouvrent et ne fonctionnent plus jusqu’au rétablissement
de l’électricité. C’est ce qu’a
vécu Mme Versluys : " On a eu une fois une grosse
tempête et la porte s’est ouverte tout de suite
après la panne de courant. Pendant toute une journée,
on a dû travailler dans le froid. On était
gelés... "
Un petit inconvénient à prévoir !
A.C.
La
maintenance : une obligation
et surtout une nécessité ! |
| Les
portes doivent être vérifiées par
des spécialistes au moins une fois par
semestre. Les interventions sont à consigner
dans un carnet d’entretien, obligatoire ! Il est
donc préférable de souscrire un contrat
de maintenance, qui s’élève généralement
entre 450 et 550 euros TTC par an et qui inclut visites
de contrôle et main-d’œuvre en cas
de panne - les pièces de rechange sont alors
souvent facturées en plus. |
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