| J’ai
testé… le Club
des Croqueurs de Chocolat
La
presse s’est parfois fait l’écho de ce
groupe de passionnés du chocolat,
pourtant très discret. Sa dernière réunion
a été fidèle à la philosophie
du Club : découvrir de nouveaux talents, les mettre
en lumière… tout en s’adonnant à
des dégustations gourmandes. Reportage.
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Jacques
Pessis, un président affable et dynamique, secondé
par Valérie Vrinat (restaurant Taillevent). |
On
n’intègre pas incidemment le fameux Club des
Croqueurs de Chocolat. On commence par montrer patte blanche,
ce qui signifie
afficher une passion très affirmée pour le
chocolat, pour tous les chocolats. On a le droit d’avoir
ses préférences, bien sûr, mais l’ouverture
d’esprit est de mise ; elle seule permet d’afficher
un bon sens critique !
J’ai eu le privilège d’assister, fin
juin, à l’une des réunions de ce cercle
très fermé – 150 membres, pas un de
moins, pas un de plus – dans le cadre de l’élégant
restaurant parisien de Lenôtre, en bas des Champs-Elysées
à Paris. Accueillie très chaleureuse-ment
par Jacques Pessis, le président, je rejoins cette
assemblée studieuse au sein de laquelle je reconnais
quelques visages (Robert Linxe, Pierre Hermé, Pierre
Marcolini, Apollonia Poilâne…).
Au programme du jour : la dégustation de spécialités
apportées par des professionnel(le)s. Dans une atmosphère
somme toute bon enfant, les participants (il est rare que
le club se réunisse au grand complet) sont répartis
autour d’une dizaine de tables rondes.
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Quelques
bouchées de chocolat, un verre d’eau,
un bon pain Poilâne : paré pour la dégustation
! |
Les croqueurs à l’œuvre…
Cinq candidats chocolatiers sont venus proposer leurs fabrications
et recevoir les jugements, positifs ou non, de ces gourmands
avertis : A la Mère de Famille (5 boutiques à
Paris) ; Puerto Cacao (Paris 17e) ; Comptoir cacao (Bazoches-sur-le-Bretz,
45 et Paris 16e) ; Monsieur Chocolat (Paris 15e) et Virginie
Duroc Danner (Rueil Malmaison, 92).
Tour à tour, les chocolats sont proposés à
la dégustation, chaque convive disposant d’une
assiette garnie et d’un imprimé pour noter
ses commentaires. Consciencieusement, je m’applique
à savourer une à une les bouchées que
l’on a déposées devant moi. Aucune ne
se ressemble, tant en termes de goût que d’apparence.
Les contrastes de texture ou de goût sont parfois
trop marqués, mais dans l’ensemble, c’est
du très bon.
Appliquée, j’inscris mes impressions et les
partage avec ma tablée. Nous comparons nos avis de
manière collégiale ; les sensations des uns
et des autres se trouvant parfois complètement contradictoires.
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| Des
formes et des parfums variés pour ces spécialités
de fabrication artisanale. |
Révéler les
talents du métier
Je mesure en tout cas rapidement que je suis entourée
de vrais connaisseurs. A la fin de la séance, le
président prend le micro pour recueillir les différentes
opinions sur les truffes, pralinés feuilletés
et autres palets distribués, le plus souvent au chocolat
noir. Quelques membres expriment leurs critiques à
haute voix, bonnes – un fourrage délicieux,
un bonbon parfaitement équilibré - ou mauvaises
- une ganache un peu molle ou un arôme trop agressif.
L’idée n’est jamais de blesser mais de
permettre à l’artisan de progresser.
La réunion s’est achevée sur des mots
très positifs de Jacques Pessis, qui a souligné
la qualité générale du travail présenté
et l’audace de certains dans leurs associations de
saveurs ou de textures.
Bilan : un moment à la fois instructif et agréable,
au milieu d’amateurs éclairés au profil
très éclectique, qui partagent une véritable
passion. A quand la prochaine session ?!
N.R. Le Club des Croqueurs de Chocolat a établi une
liste des meilleurs chocolatiers de France (édition
2007). Renseignements sur le site www.croqueurschocolat.com.
Anne-Laure Chorand
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