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| La galette< Melchior >
de chez Gérard Mulot. |
Les galettes qui font
la différence…
De nouvelles galettes se multiplient
dans les vitrines. Originalité et qualité sont
les secrets de leur réussite commerciale.
A essayer… après dégustation !
La traditionnelle galette des rois est indémodable ! Les plus
gourmands ne peuvent y résister. Cette pâte couleur caramel
si brillante avec son dernier coup de pinceau au sirop
de sucre à la sortie du four lui donne toute sa noblesse.
Qu’elle soit à base de crème d’amande et/ou de frangipane, elle
a cependant tendance à évoluer. En effet, l’imagination de
certains boulangers-pâtissiers offre des déclinaisons plutôt intéressantes,
avec des parfums encore inimaginables il y a quelques
années.
| « Tradi » ou pas « tradi » ? |
Devant les nouvelles envies de consommation, certains
boulangers-pâtissiers ont eu l’idée d’ « inventer » de nouvelles
saveurs afin de toucher un nombre de plus en plus
important de clients
ou « tout simplement
pour faire plaisir à
notre clientèle »
commente Gérard
Mulot (Paris 6e et 13e)
qui a créé la fameuse« Melchior » (fourrée
amande-pistache
avec fruits secs torréfiés).
Idem pour la
galette au Nutella de
Jacky Milcent, lauréat
galette des rois 2006
(Paris 7e) ou celle au thé vert macha de Sadaharuaoki (Paris 5e, 6e,
9e et 15e). Etrange, mais tellement raffinée !
Ce qui compte avant tout : le juste dosage de la garniture et un
feuilletage irréprochable. Attention au surdosage qui risque de
tout faire basculer dans le mauvais sens, au mariage de goûts
improbables, trop risqué, ou au résultat final de certains parfums
après cuisson. Ensuite, à vous de juger de la faisabilité, du coût
et de l’éventuel potentiel de l’innovation. Mais un essai ne coûte
pas grand-chose s’il déclenche une réaction positive de la
clientèle.
Pour changer, un fourrage
amande-pistache et fruits secs
torréfiés.
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L’évolution du marché de la pâtisserie et l’augmentation de la
concurrence font qu’aujourd’hui, pour gagner des parts de
marché, il faut se démarquer. Le choix des matières premières de
qualité aide le pâtissier dans son travail de création. C’est ainsi
qu’une galette des
rois de base va
se retrouver ornée
d’amandes caramélisées,
de billes
de chocolat
croustillantes, ou
encore d’éclats et/
ou poudre de pistache.
Le décor
est très important.
Il est aussi un
moyen d’identifier les
galettes par saveur. Cela permet tant au personnel de
production qu’à celui de la vente de ne pas commettre
d’erreurs.
Un aspect attrayant est évidemment très vendeur. Une
galette brillante, bien rayée et bien décorée va savoir
captiver le client gourmet, séduit à première vue.
« Beau et bon » comme l’expliquent
les grands professionnels !
Autre argument de vente : la
dégustation. Un bon moyen de
faire découvrir les nouvelles
galettes que vous vendez, ou
encore celles que vous
souhaitez sortir prochainement.
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Galette au thé vert mâcha
de chez Sadaharuaoki (garnie
frangipane thé vert azuki,
haricot rouge sucré). |
Dans certaines boulangeries pâtisseries,
c’est un business
qui dure pendant tout le mois de
janvier et qui va même jusqu’à la première semaine de février.
Le client va commencer par tester la classique (tradition-nelle),
puis comme elle est bonne, il va se laisser tenter par celle à la
pistache, puis celle au chocolat, etc. Plus vous aurez réussi une
bonne déclinaison de vos galettes, plus vos clients n’hésiteront
pas à les acheter.
La « course aux fèves » est aussi un autre filon vendeur. C’est
le moyen de fidéliser certains de vos clients. En effet, les
fabophiles n’hésitent pas à acheter des galettes afin de compléter
leur collection. Pour cela, n’hésitez pas à choisir les plus
belles. Traitez des thèmes différents chaque année. Et surtout,
prévoyez de pouvoir les vendre à la pièce ou en coffrets.
Messieurs les boulangers-pâtissiers, un nouveau défi est à
relever !
Part de marché : des chiffres
qui en disent long |
La galette « déclinaison » rogne petit à petit des parts
de marché à la galette traditionnelle. Aussi surprenant
que cela puisse paraître, chez Gérard Mulot, les galettes
innovantes atteignent jusqu’à 40% du total, dont 35% détenus
par la « Melchior ». Chez Sadaharuaoki, les galettes
des rois au thé vert représentent 60% du total. Normal, on
vient davantage chez lui pour acheter une galette « exotique » que pour une classique. Cela prouve que la clientèle
est tout à fait ouverte, prête à sortir des sentiers battus
et à consommer autrement. |
Laurence Blanchevoye
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