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| Conseil
juridique
Maître
Verdier vous répond
Doit-on vérifier la conformitéélectrique ?
d’Antoine H. (94)
:
Je suis en train de vendre mon fonds de commerce
et l’acquéreur, au moment de la signature du compromis de vente,
m’impose de mettre en conformité électrique mes installations. Il
m’indique que cela est obligatoire pour pouvoir vendre mon fonds
de commerce.
Quand j’ai acheté celui-ci, aucun vendeur ne m’a fourni quoi que
ce soit. Que dois-je faire ? |
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Réponse
de Maître VERDIER :
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Contrairement à une
idée reçue, l’obligation
d’effectuer une
vérification des installations électriques destinée à
protéger les travailleurs,
n’est pas une obligation en
rapport avec la vente du
fonds de commerce.
Il s’agit d’une obligation liée
à votre activité qui a été
déterminée par un arrêté
du 10 octobre 2000.
Chaque employeur est
en effet tenu d’effectuer
une fois par an une vérification
de ses installations électriques par un contrôleur
agréé (le délai peutêtre
porté à 2 ans) si dans
le rapport précédent il
n’existe aucune observation
particulière ou que
les travaux visés dans ce
premier rapport ont été
entièrement réalisés.
Les organismes de contrôle
sont indépendants et
agréés (les plus courants
sont SOCOTEC, APAVE,
EP…).
Mon conseil
Si vous n’avez jamais
réalisé ce contrôle, il est
préférable bien sûr de le
faire et de discuter, le
cas échéant avec votre
acquéreur, pour savoir qui
paiera les travaux de mise
en conformité. Cela peut
faire l’objet d’une négociation
globale au regard du
prix de vente.
Sachez cependant qu’aujourd’hui
et de façon relativement
usuelle, les
acquéreurs attendent que
le fonds de commerce soit
en conformité électrique,
ce qui peut paraître par
ailleurs normal, compte
tenu de l’ancienneté de
l’arrêté.
Je profite de cette réponse
pour alerter en conséquence
les exploitants qui
n’auraient fait établir aucun
contrôle électrique en vous
invitant à le mettre en oeuvre.
L’Inspection du Travail doit,
suivant le texte de l’arrêté,
être informée par lettre
recommandée A.R. accompagnée
d’une copie du
rapport du fait qu’il n’y a
pas de non conformité ou
que les non conformités ont été levées.
En tout état de cause, dans
le cadre d’un contrôle
inopiné de l’Inspection du
Travail, vous vous exposez à des sanctions si ce rapport
ne peut être présenté.
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Attention au personnel
lors de la vente d’un fonds de Marie R. (28)
En achetant un fonds de commerce de boulangerie,
j’ai eu la désagréable surprise de constater deux mois après
l’achat qu’une salariée avait été « oubliée » dans la liste du personnel
par le vendeur.
Il m’a été indiqué que je devais quand même la reprendre alors que
parallèlement, j’ai embauché une autre vendeuse.
Je me trouve aujourd’hui en sureffectif.
Que dois-je faire ? |
| Réponse
de Maître VERDIER :
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Le Code du Travail
prévoit que dans le
cadre d’une vente de
fonds de commerce, tout
le personnel affecté au
fonds de commerce doit être repris par l’acquéreur.
Il est important effectivement
d’être vigilant sur
la liste qui compose ce
personnel dans la mesure
où même le personnel
absent au moment de
la mise en place de la
promesse de vente (absent
pour maladie, congé maternité
ou congé parental)
doit être repris.
Dans ce cas de figure, ces
salariés ne sont pas présents
effectivement dans
l’entreprise au moment de
la vente, mais réintégreront
cette dernière à l’issue de
leur arrêt.
Mon conseil
Il est donc important de
bien vérifier la liste du
personnel en demandant
une copie du livre d’entrées
et de sorties, ou en faisant
valider l’information par
l’expert comptable du
vendeur, cela évite des
surprises.
A défaut, et si vous embauchez
une personne
qui de ce fait se trouve en
surnombre au moment du
retour de la personne
absente, vous n’avez d’autre
solution que d’envisager
un licenciement qui
posera de nombreuses
difficultés puisqu’il apparaîtra
comme injustifié
en cas de contestation du
salarié.
Vous n’avez en effet aucun
motif d’ordre économique
ou personnel à opposer
au salarié que vous devez
licencier.
Par ailleurs, le vendeur
engagera sa responsabilité
dans la mesure où il a
effectué une déclaration
erronée dans le cadre de la
vente (même s’il a fait
cette déclaration de bonne
foi).
En effet, le licenciement
qui en découlerait aurait
directement pour origine un
manquement du vendeur à son obligation d’information.
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