« Le mur actuel des prix de l’énergie ne pourra pas être franchi dans les semaines qui viennent pour beaucoup d’entreprises de la filière », alerte Jean-François Loiseau, Président d’Intercéréales, avant de poursuivre « et cela encore moins après une décennie de déflation, de non-répercussion des prix et de destruction des marges ».

Production agricole, fabrication d’amidon, de farine, de malt, de semoule, d’aliments pour animaux d’élevage, séchage du maïs, fertilisation, transports des céréales et produits céréaliers, conservation des grains dans les silos : la filière céréalière a d’ores et déjà des difficultés face aux hausses des prix de l’énergie.

En 2023, la quasi-totalité des entreprises de la filière aura à renégocier des contrats d’énergie - et une partie d’ici fin 2022 - pour la plupart incompatibles avec leur modèle économique. Si rien n’est fait, cette hausse des prix sera une menace sévère pour la pérennité de leurs activités et le bon fonctionnement des sites de production, pourtant indispensables à l’alimentation des Français au quotidien et à la souveraineté alimentaire.

Dans ce contexte, la filière céréalière est prête à travailler avec le gouvernement afin de coconstruire des solutions pour revenir à un prix de l’énergie soutenable en favorisant également la transition énergétique d’ores et déjà engagée.

Intercéréales est l’interprofession représentative des céréales.

Créée à l’initiative des organisations professionnelles du secteur céréalier, elle réunit tous les acteurs économiques de la filière : la production, la collecte / commercialisation et les acteurs de la première transformation. C’est un lieu d’échange entre ces organisations qui œuvrent ensemble à développer les filières céréalières sur le territoire mais aussi pour valoriser le savoir- faire et la qualité des productions en France et à l’international.

La filière céréalière française compte 440 000 emplois, 240 000 exploitations agricoles et 1 500 entreprises de commerce et de transformation.

https://www.intercereales.com/