Céréaliers, meuniers et boulangers, ainsi que la FNSEA, premier syndicat agricole, ont dénoncé dans un communiqué commun «des prix volontairement destructeurs de valeurs».

Christiane Lambert, présidente de la FNSEA (fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles), dénonce «un coup de provoc’» de Michel-Édouard Leclerc sur BFMTV.

La FNSEA, céréaliers, meuniers ont dénoncé dans un communiqué commun « des prix volontairement destructeurs de valeurs », une annonce « démagogique» alors que « les cours des céréales (par conséquent de la farine) connaissent des prix élevés, que les coûts de production (salaires, etc.) progressent fortement et que la moyenne du prix de la baguette, en France en 2021 selon l’INSEE est de 0,90 euro».

Communiqué de presse commun

Inutile de rappeler le tort que fait finalement la grande distribution en vendant du pain dans leurs enseignes, au lieu de sanctuariser un commerce culturellement fort et à part en France.

Cette annonce peut être perçue comme un coup de grâce qui dévalorise la profession. Mais c’est certainement sans compter que la tendance est plutôt à s’assurer d’une juste rémunération de tous les acteurs qui interviennent dans la filière, de l’agriculteur à l’artisan, et que la tendance est à valoriser les métiers de sens, de valeur et de savoir-faire.

Si nous devions prendre les choses sous un autre angle, réjouissons-nous que le pain proposé dans la grande distribution est à un prix qui reflète sa qualité et quand il est de bon ton aujourd’hui pour le consommateurs de valoriser le bien-manger, les filières propres et le savoir-faire artisan, la meilleure façon de rendre la monnaie de sa pièce à Leclerc, c’est de ne pas acheter la sienne et de courir en boulangerie.

Lancez donc le hashtag #monpouvoirdachatvalorisemonartisanboulanger #nonalabraderie #jesoutiensmonartisan etc, avec vos clients qui se rendent en boulangerie artisanale pour acheter à un prix juste du bon pain de qualité.