La Ferme de l’Envol souhaite se poser comme un nouveau modèle de développement au service des territoires.

« Fin 2015, l’ancienne base aérienne 217 a été cédée par l’Etat à la Communauté d’Agglomération de Coeur d’Essonne, libérant ainsi un espace de 300 hectares, au sud de l’Ils-de-France. Avec la SPL AIR 217, nous avons souhaité consacrer 75 hectares de cet espace à la création d’une ferme agroécologique et nous avons fait appel à Fermes d’Avenir et un collectif d’agriculteurs locaux pour concevoir avec nous ce projet qui porte de vraies ambitions agricoles, sociales et environnementales» déclare Eric Braive, le Président de Coeur d’Essonne agglomération.

Aucune utopie dans ce projet, la Ferme de l’envol ne parle que de réalité et répond à plusieurs objectifs :

• Revaloriser le métier de paysan, pour donner envie à la jeune génération de faire ce métier (besoin d’installer 500 000 paysans en France rapidement pour assurer notre autonomie alimentaire).

• Développer une agriculture bio et locale, respecteuses de l’environnement et de la santé du consommateur, et répondant aux enjeux d’autonomie alimentaire des territoires.

• Créer un système agricole viable économiquement qui maximise la création d’emplois agricoles à l’hectare.

Le déploiement de ce vaste projet est prévu sur 5 ans, il est dans sa 3ème année.

Ferme Envol

Véritable projet d’utilité publique, la Ferme de l’Envol est la ferme créée par le collectif FERMCOOP. Elle a été conçue autour de 4 grands objectifs :

LA FERME EN ELLE-MÊME

• Assurer le renouvellement générationnel du monde agricole, en donnant envie à des jeunes de devenir paysans. Il en va de notre autonomie alimentaire au niveau national, et cela passe par la revalorisation du métier : les salaires (entre 1 800 € et 2 600 € net), les congés payés, les week-end d’astreintes, la cotisation au système de chômage et retraite...

Créer une ferme agroécologique, respectueuse de l’environnement et pérenne dans le temps : avec le respect du cahier des charges de l’Agriculture Bio, la récupération des eaux pluviales, la plantation de milliers d’arbres, la création d’un corridor écologique, l’écoconstruction des bâtiments avec des matériaux locaux, l’autonomie énergétique, la pérennisation des sols agricoles sur le long terme...

Développer les circuits courts, en nourrissant la population locale de manière saine et équilibrée (légumes, pain, œufs, miel, fromage...) grâce à la diversité des activités agricoles mises en place sur la ferme (la ferme de l’Envol sera à terme une ferme en polyculture élevage).

• Tester des formes innovantes de gouvernances horizontales et coopératives dans le contexte agricole :

- Dans FERMCOOP (SCIC) : afin de rassembler l’ensemble des parties prenantes de la chaîne agroalimentaire : les producteurs, les distributeurs, les consommateurs, les associations locales (AMAP), les personnes publiques (Agglomérations).

- L’objectif est que les consommateurs conçoivent leur propre outil d’approvisionnement alimentaire, en collaboration avec les agriculteurs, de manière coopérative.

- Dans la Ferme de l’Envol (SCOP) : afin de faciliter l’installation en limitant l’endettement des porteurs de projet. Ainsi, quand un jeune agriculteur devient associé dans la Ferme de l’Envol pour s’installer, il doit apporter 10 000 euros de parts sociales. Il n’a pas besoin de s’endetter de plusieurs centaines de milliers d’euros pour racheter un terrain, des bâtiments ou du matériel.

La ferme Envol, Chiffres clés

UNE PRODUCTION RICHE ET VARIÉE

À terme, la Ferme de l’Envol sera une ferme en polyculture élevage, avec une rotation des activités agricoles : maraîchage, élevage, arboriculture, céréales, engrais verts... Cela permettra notamment de pérenniser la qualité des sols, le maraîchage ayant tendance à épuiser le sol, alors que les prairies

temporaires liées à l’élevage viennent le restaurer. L’objectif est d’arriver à se passer d’intrants, que ce soit d’engrais ou de matière organique, et donc de maîtriser tout le cycle de la matière.

À noter que dans le cadre du projet SESAME la Ferme de l’Envol fait l’objet d’un suivi scientifique sur le long terme :

- Analyse sur 10 ans de la biodiversité, de la qualité des eaux et des sols.

- Mise en place de la comptabilité socio-environnementale, qui prend en compte le capital financier, environnemental et social (Thèse cohabilitée par les établissements d’AgroParisTech et de l’Université Paris Dauphine, menée par Clément Boyer).

Une ferme en polyculture-élévage à terme.
Du champ à l’assiette

La dynamique engagée par Cœur d’Essonne se projette sur les dix prochaines années. Elle doit permettre la validation d’un modèle de territoire transposable et élargi aux alliances territoriales.

Une dynamique agricole du territoire renforcée et renouvelée avec un objectif de 52% de la surface en bio et un réseau de 40 fermes, élargi à 100 fermes par lebiais des alliances territoriales.

La production d’environ 10% de la consommation et 50% restauration collective des 203 000 habitants en produits bio locaux.

https://fermesdavenir.org/fermes/ferme-de-lenvol