Lors de la finale française des World Chocolate Masters, fin octobre, les cinq candidats devaient concevoir un snack sucré 100 % végétal jusque dans son emballage. En réponse à cette contrainte technique, la pâtissière Takako Nakamura a proposé un snack délicatement enveloppé dans un papier comestible à base d’huile d’olive et de fécule de pommes de terre, liés avec de l’eau. Une solution d’avenir pour la boulangerie-pâtisserie ? Dans le même esprit, la marque Switch Eat distribue des contenants avec diverses compositions : des bols, coupelles, assiettes, barquettes à base de farine, fécule de pommes de terre, drêches (résidus de céréales issus de la fabrication de la bière), huile d’olive, eau, sel… Des ingrédients solidement agglomérés lors du thermoformage des produits, ce qui leur offre rigidité et résistance à la chaleur et à l’humidité.

Prix relativement élevés

Deux gammes cohabitent : une première au goût neutre, pour des usages polyvalents, et une seconde, présentant différentes saveurs salées ou sucrées aux arômes naturels. « Nous travaillons uniquement avec des fournisseurs européens dans une logique de circuits courts et de réduction de notre empreinte carbone », précise Morgane Jarny, cofondatrice de Switch Eat. Elle espère développer des solutions operculées pour la vente à emporter. En attendant, elle conseille aux professionnels de valoriser dans leur communication les contenants comestibles, aux prix encore élevés, pour promouvoir et partager leur engagement en faveur de l’environnement.

Barbara Guicheteau