Être un artisan ne se réduit pas à fabriquer et vendre ce résultat de matière première et de savoir-faire, il incombe désormais à la profession d’aligner des valeurs sociales et environnementales pour répondre aux nouvelles attentes clients et aux enjeux de la planète. « La certification B-Corp est la concrétisation de plusieurs années d’engagement pour nous améliorer et accompagner toutes les parties prenantes : du producteur à l’artisan », confie Juliana Lepan, directrice du marketing global et de la communication chez Valrhona. « Ce sujet nous anime et B-Corp est un guide qui va nous aider à nous améliorer pour que notre performance économique puisse avoir un impact positif sur toute la chaîne de valeur », explique-t-elle au sujet de la mission d’entreprise qui revendique une filière cacao juste et durable et une gastronomie créative et responsable. Née aux États-Unis en 2006, la communauté des B-CorpsTM réunit partout dans le monde des entreprises qui souhaitent placer leur mission sociétale au cœur de leur raison d’être et qui répondent aux normes les plus exigeantes en matière d’impact social et environnemental. La certification B Corporation® mesure la performance de l’entreprise dans cinq domaines : la gouvernance, les collaborateurs, les clients, la collectivité et l’environnement. Il s’agit de mettre en place des pratiques qui prennent en compte toutes ces dimensions et pas seulement la valeur créée pour les actionnaires. Les données sont notées sur 200 points et il faut atteindre 80 points minimum pour décrocher le précieux label (88,3 pour Valrhona).

Valrhona œuvre pour une filière cacao juste et durable.

Récompensée pour faire partie des entreprises les plus engagées au monde en mettant au même niveau les performances économiques, sociétales et environnementales, Valrhona valorise ainsi sa stratégie de développement durable « Live Long », marquée par la volonté de coconstruire un modèle à impact positif pour les producteurs, les collaborateurs, les artisans du goût et tous les passionnés de chocolat. Bien plus forte encore que le « simple » label bio, cette distinction va au-delà du produit et récompense l’entreprise dans son ensemble. Choisir Valrhona, c’est s’engager pour un chocolat responsable : 100 % des cacaos sont tracés depuis le producteur ce qui donne l’assurance de savoir d’où vient le cacao, qui l’a récolté et qu’il a été produit dans de bonnes conditions. Travailler avec une matière première, un chocolat, qui respecte les Hommes et la planète, tout en conservant l’exigence de qualité qui caractérise la marque, c’est cela avoir de l’impact. Y assortir le souci de saisonnalité, de traçabilité, de transparence et de service est la meilleure façon d’émerger et de se différencier aujourd’hui, et Valrhona souhaite aider les artisans à répondre à ces tendances fortes.

« Un bon produit n’est plus suffisant »

En tant que professionnel, il est attendu de son couverturier une qualité et une régularité exemplaires : case remplie depuis 1922 pour Valrhona qui passe tous ses chocolats au contrôle des experts R&D, de l’analyse sensorielle ainsi qu’entre les mains des chefs de l’Ecole Valrhona, le cœur de l’entreprise. « Nous avons la chance de pouvoir maîtriser les trois piliers de la chaîne de valeur : le sourcing en amont avec des producteurs de cacao rémunérés au prix juste au sein de filières durables, le savoir-faire couverturier avec l’innovation comme moteur et enfin le partage de savoir-faire à travers l’Ecole et les services d’accompagnement de la profession comme la personnalisation. C’est cette proximité avec toutes nos parties prenantes qui nous permet d’être au plus près des artisans et de leurs besoins » explique Juliana, passionnée par l’entreprise, qui s’engage sur l’innovation : chocolat vegan avec Amatika 46 % pour répondre aux attentes consommateurs, le site de recettes et de vente en ligne Valrhona Ensemble (valrhona-ensemble.fr) pour répondre à cette tendance de Home Cooking (cuisiner chez soi) et permettre aux consommateurs de récupérer leurs ingrédients directement chez leur artisan, lancement en bêta-test de La Consigne auprès d’artisans lyonnais, la « B the Change Weeks », qui met en avant les partenaires qui font les choses « bien » sur le zéro déchet par exemple, pour avoir de l’impact.

L’objectif de la marque est clair : évoluer ensemble, faire ensemble et redonner du sens au métier. Être des « coopétiteurs » en collaborant avec les artisans qui font du « Bean-to-bar » et leur permettre d’avoir accès à l’expertise de leurs sourceurs, par exemple, en aidant les artisans à hybrider le modèle en s’assurant une présence en ligne et des services directs vers le client, adapter ses recettes en incluant les nouvelles attentes en termes de préférences alimentaires et d’écoresponsabilité : c’est faire bouger les lignes avec les artisans, c’est accompagner les chefs pâtissiers vers la pâtisserie de demain.

Lê Thi Mai Allafort