Il y a 100 ans, les huiles végétales étaient pratiquement inexistantes dans l’alimentation humaine. Aujourd’hui, elles en constituent une part importante : soja, palme et oléagineux en tête des cultures.

Inspirée du levain, du vin, du yaourt, la fabrication de l’huile de cuisson Zeroacre démarre avec des micro-organismes. Mais au lieu de faire lever du pain, d’alcooliser le vin ou d’apporter de l’acide lactique au yaourt, cette huile de laboratoire serait dépourvu de mauvaises graisses.

Sa fabrication serait 10% moins polluante que celle d’une huile végétale classique.

C’est à partir du sucre que le phénomène de fermentation est lancé. Les micro-organismes de la culture consomment le sucre et génèrent du bon gras en fermentant.

L’huile Zeroacre est donc produite à partir d’une culture de micro-organismes (mais la société ne précise pas de quels types). Des sucres végétaux naturels provenant de la canne à sucre et de la betterave sucrière sont ensuite ajoutés à la culture, et les micro-organismes les transforment en huiles et en graisses.

Selon la marque, cette huile de culture serait plus saine et plus durable que les huiles traditionnelles. Même avec le sucre de canne et de betterave, elle utilise 85 % moins de terres que l’huile de colza, émet 86 % moins de dioxyde de carbone que l’huile de soja et nécessite 99 % moins d’eau que l’huile d’olive.

Possédant un goût neutre et au prix extrêmement élévé (30$ la bouteille d’huile, 21$ le lot de 4), la solution est intéressante mais devra se déployer pour espérer voir le prix baisser.

Toutefois la marque a vraisemblablement fait d’excellentes recherches sur le marché et propose un blog qui répond à toutes les questions que l’on peut se poser sur la qualité des différentes variétés d’huile (voir le blog ici en anglais).

Infographie tirée du blog de Zeroacre au sujet de la toxicité des huiles.

https://www.zeroacre.com/blog/all