La maison Poilâne placée en redressement judiciaire

Après une procédure de sauvegarde, la célèbre maison a été placée en redressement judiciaire le 19 janvier 2026. Cette nouvelle étape devrait, selon Apollonia Poilâne, héritière et dirigeante de la maison familiale créée en 1932, « permettre à l’entreprise de se restructurer et de retrouver une trajectoire durable ».

Dans un courrier daté du 6 février 2026, Apollonia Poilâne, dirigeante éponyme de la célèbre maison, a annoncé que le Tribunal de commerce de Paris avait ouvert à sa demande, le 19 janvier 2026, une procédure de redressement judiciaire.

Connue mondialement pour ses pains au levain signés de la lettre P, l'entreprise traverse une période difficile. En mars 2024, elle avait déjà obtenu un étalement et l’abandon d’une partie de ses dettes. À cette même date, son exercice affichait une perte de 2,1 millions d'euros (M€) pour 10,5 M€ de chiffre d’affaires.

Les difficultés se sont aggravées après la fermeture temporaire, au printemps 2025, du site de production de Bièvres, en Essonne ; décidée par la préfecture en raison de problèmes d’hygiène et de sécurité, selon des informations révélées par l’Informé [article payant]. Au 31 décembre 2025, l’entreprise avait été déclarée en cessation de paiements.

« Plusieurs facteurs cumulés » sont en cause, selon Appolonia Poilâne

Pour la dirigeante, le placement récent en redressement judiciaire « résulte de plusieurs facteurs cumulés : une fermeture administrative intervenue alors que l’entreprise était déjà fragilisée par la baisse de la consommation, les difficultés structurelles du commerce à Paris, ainsi que la forte volatilité des coûts de production observée ces dernières années. [] Cette décision vise à placer l’entreprise sous la protection du tribunal afin de lui donner les moyens nécessaires pour faire face à une situation conjoncturelle difficile et engager, dans un cadre sécurisé, les actions indispensables à son redressement », a-t-elle ajouté.

Confiante, elle a précisé que l’activité se poursuit normalement, que les emplois sont intégralement maintenus et que cette procédure n’entraîne aucun changement dans le fonctionnement quotidien de l’entreprise et l’organisation des équipes.

L’entreprise dispose d’un délai de six mois pour élaborer un plan de continuation, qui sera soumis à l’homologation du tribunal.

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