Rhinites allergiques et travail au fournil : comment soulager les symptômes ?
Pour certains, le printemps invite à la réjouissance. Pour d’autres, les pollens omniprésents en font un calvaire. Nez encombré, yeux qui démangent, éternuements… nos conseils pour réduire l’impact des allergies saisonnières sur votre journée de travail.
Les beaux jours ne vont pas tarder à revenir, avec leur lot de rhinites allergiques causées par les pollens d’arbres et de graminées. Malheureusement pour celles et ceux qui en souffrent, ces allergies ne se cantonnent plus à quelques semaines dans l’année. La saison pollinique ne cesse de s’allonger, en lien avec le dérèglement climatique. Autre facteur aggravant : en modifiant leur structure, la pollution atmosphérique rend les grains de pollen plus virulents.
Petits gestes, grands bénéfices
Des crises d’éternuements et un nez qui coule sans cesse ne sont pas compatibles avec un travail serein et efficace, ni au labo ni en boutique. Principal objectif : limiter autant que possible l’exposition aux allergènes responsables. Pour cela, voici quelques astuces glanées auprès des agences régionales de santé* et de l’Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles**.
Aérez les locaux plutôt en soirée, très tôt le matin, ou après une averse de pluie. Lors de votre trajet domicile-travail, évitez de partir avec les cheveux mouillés, qui retiendraient les pollens, aggravant les symptômes allergiques durant la journée. Une fois sur votre lieu d’exercice, prévoyez de vous changer pour une tenue qui n’a pas été en contact avec l’air extérieur. Déposez les autres vêtements dans un sac fermé. Si vous devez mettre du linge à sécher, faites-le toujours à l’intérieur. Les pollens aiment se fixer sur les surfaces humides. Des lavages du nez avec du sérum physiologique plusieurs fois dans la journée contribuent à réduire les manifestations allergiques.
Halte aux facteurs aggravants
Les rhinites allergiques saisonnières peuvent être exacerbées par l’exposition concomitante à d’autres substances irritantes (comme le tabac) ou allergisantes. Au fournil, ce sont principalement les poussières de farine qu’il faut surveiller. Pour réduire leur incidence sur la santé respiratoire, consultez notre article dédié à la prévention de l’asthme professionnel des boulangers-pâtissiers, publié dans La Toque n° 360.
Lire à ce sujet : Prévenir l’asthme professionnel au fournil
En présence de symptômes respiratoires particulièrement dérangeants, prévoyez une consultation avec votre médecin traitant. Il évaluera si un traitement médicamenteux est nécessaire.
Plusieurs approches complémentaires ont démontré un réel bénéfice dans la réduction des symptômes de rhinite allergique, notamment l’acupuncture. Les médecins acupuncteurs sont les seuls autorisés à pratiquer des séances dans cette indication. L’Assurance maladie en rembourse une partie, à condition de disposer d’une ordonnance de votre généraliste.
Des traitements de fond naturels, à base de bourgeons de cassis, de hêtre et de charme, en cure sur plusieurs semaines, contribuent à réguler les réactions excessives du système immunitaire responsables de ces symptômes allergiques (demandez conseil à votre pharmacien).
*Agence régionale de santé d’Île-de-France. Pollens et allergies : s’informer, se protéger, surveiller. Mai 2025.
** Ameille J, Didier A, Serrano A, et al. Recommandations pour la prévention et la prise en charge de la rhinite allergique professionnelle. Documents pour le médecin du travail 2012.129:7-17.