Poulet pané et équipement pro : il y a de la friture sur les linéaires
Plébiscités par les jeunes générations, les produits frits continuent de gagner du terrain en snacking, spécialités de poulet croustillant en tête. Les artisans ne sont pas en reste.
Boulettes végétales façon accras, samoussas indiens et arancini italiens, poulet karaage (hauts de cuisse désossés, marinés et frits) ou katsu (escalope panée asiatique)…
Impossible d’échapper à la friture issue des quatre coins du monde au dernier Snack Show, organisé à Paris les 1er et 2 avril 2026. La tendance n’est pas nouvelle – comme La Toque s’en est déjà fait l’écho – mais ne décroît pas, au contraire, portée par un appétit pour l’exotisme et la gourmandise dans l’air du temps. Biberonnées aux fast foods (gros pourvoyeurs de produits frits), les jeunes générations en sont particulièrement friandes.
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Lauréate d’un snacking d’or 2026 pour ses beignets de poulet karaage, la marque Délices & Snacks de l’entreprise Volatys explique cet engouement par une alliance crousti (la panure)-fondante (la volaille) irrésistible. Sa meilleure vente du moment : les aiguillettes de poulet à la panure cornflakes, faciles à remettre en œuvre et à décliner en wraps, burgers, salades César ou plats du jour.
Décidément incontournable, le poulet frit était le produit star du 3e Trophée du meilleur sandwich, organisé lors du Snack Show et remporté par Morgane Tellaï, cheffe du Puccia Food Truck (Paris 17e), avec son Croissando karaage.
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Autre tendance inspirée directement de la street food : l’essor des “sides” (frites, falafels, etc.) dans les menus déjeuners chez les artisans. L’avènement de la friture s’inscrit ainsi dans l’hybridation croissante des modèles de restauration, avec le développement d’offres cuisinées en boulangerie (lire le n° 377 de La Toque).
Des friteuses à air professionnelles
Ce constat va-t-il pousser les artisans, longtemps frileux à l’idée d’investir dans des friteuses, à s’équiper ?
À Angers, le boulanger Philippe Lux a profité de l’ouverture de son quatrième et dernier établissement, un restaurant-boulangerie de 350 m2, fin 2025, pour « acquérir une friteuse double bac 2x8 litres pour cuire [ses] fish n’chips et [ses] frites maison, servies en accompagnement de [ses] plats du jour ».
Et d’expliquer : « Mes précédentes boutiques n’étaient pas suffisamment grandes pour intégrer une friteuse, qui requiert en plus l’installation d’une hotte afin d’éviter les odeurs de graillon, perturbantes en boulangerie. » Autre problématique : la gestion des huiles usagées, qui requiert aussi de la surface de stockage.
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Conscients de ces contraintes d’usage et en termes d’espace, les équipementiers ont développé des solutions plus adaptées aux boulangeries.
Les friteuses dites de table ou de comptoir affichent un format compact, plus intégrable. Certaines (dont la Eurochef KL4) ne nécessitent même pas de système d’extraction, contrairement aux modèles traditionnels.
Autre innovation repérée lors de salons : les friteuses à air professionnelles, comme le Hop chez Venix ou le Air0 de Lincat, qui permettent de frire en quelques minutes, sans bain d’huile ni hotte.