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Deux MOF Boulangers sur douze finalistes

Le résultat est sans appel : seuls deux lauréats sur douze ont été retenus lors de la finale des MOF Boulangers, à Bayonne, le 25 octobre dernier. La difficulté du concours s'en trouve confirmée.

ILS SONT JEUNES, TRÈS SOURIANTS... ET SUPER TALENTUEUX ! Et surtout, ils sont seulement deux à avoir reçu la distinction suprême « Un des Meilleurs Ouvriers de France » Boulanger pour la session 2018. Matthieu Atzenhoffer (Gunstett - 67) et Thomas Subrin (Nice - 06) ont accueilli la nouvelle avec une explosion de joie. Suite à une sélection sévère qui a fait dix déçus - les finalistes étaient douze au départ - les résultats sont donc tombés en présence du président de classe Christian Vabret, Bernard Hibert du COET-MOF et Dominique Anract, président de la Confédération de la Boulangerie-Pâtisserie Française. Si d'évidence les candidats non retenus n'ont pas démérité - être finaliste aux MOF est déjà une belle prestation - il est clair que les épreuves, qui se sont déroulées sur trois jours à l'Université des Métiers de Bayonne (64), ont eu une issue redoutable.

Diplôme de niveau 3

Sanctionné par un diplôme de niveau 3, ce titre de MOF garantit la

suprématie du travail

parfaitement effectué.

Comme l'a rappelé Dominique Anract, « La flamme de l'excellence ne doit pas s'éteindre ». « Nos MOF sont à la fois des artisans, des entrepreneurs, des formateurs... et surtout,

des ouvriers. De même, ils sont des héritiers mais aussi les piliers de la transmission du savoir. C'est tout cela qui fait la beauté de leur parcours »,

a enchaîné Bernard Hibert. Pour sa part, Christian Vabret, lui-même MOF Boulanger, a salué l'engagement, le talent et la passion de ces professionnels pour atteindre l'excellence, au prix de nombreux sacrifices.

Forcément très heureux, Matthieu Atzenhoffer a avoué que le plus difficile avait été de gérer la pression, « d'autant que le jour du concours, tout est différent de nos conditions d'entraînement, que ce soit pour les matières premières ou

le matériel. » Le finaliste a aussi confié son attachement à un métier qui laisse libre cours à la créativité et permet de se confronter aux nouvelles techniques de fabrication... « Concilier le gustatif et la technique est un défi quotidien » lance-t-il avec un bonheur non feint. Sachant qu'il est titulaire d'un BTS de gestion, ce

trentenaire originaire d'Haguenau en Alsace a décidément l'avenir pour lui !

Entre pression et stress

Habitué des concours - il a remporté la Coupe de France de Boulangerie en 2007 -

le Niçois Thomas Subrin, 33 ans, a également reconnu que le stress avait constitué une contrainte majeure : « L'enjeu est tellement

important qu'il est très

difficile d'être très concentré

et de le rester tout au long

des épreuves. » Salarié de

la prestigieuse SBM (Société des Bains de Mer) de Monaco, ce professionnel est donc déjà coutumier d'un niveau d'exigence élevé.

Tous deux recevront officiellement la médaille des MOF à Paris, en mars 2019. Une chose leur est néanmoins déjà largement acquise : l'art de la communication. En outre, ces sympathiques boulangers partagent les mêmes valeurs sociétales, sociales et de solidarité. Une belle victoire commune à tous les égards !

Anne-Laure Chorand

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