Fabrication
 Couches à pain.
Couches à pain.

Entretien Le meilleur pour vos couches

Vos toiles à pain méritent un soin particulier. Du respect des normes d'hygiène à la préservation de leur rôle technologique, un entretien de qualité doit pouvoir redonner à ces tissus vivants leur plein potentiel.

Ce n'est pas un hasard si le lin naturel est utilisé pour les couches à pain. En plus de ses caractéristiques techniques, la toile joue un rôle non négligeable dans la bonne réussite de la fermentation (apprêt), en permettant au pain de respirer convenablement tout en apportant un petit plus au niveau de la qualité du produit fini.

Toutefois, avec le temps, les fibres s'encrassent et les moisissures viennent peu à peu s'y nicher… Il faut donc s'en préoccuper. Comment redonner une nouvelle jeunesse à ces textiles si délicats ?

Identification du problème

L'encrassement progressif des fibres textiles conduit à :

La perte des caractéristiques techniques : la toile, plus raide, garde difficilement le pli, les pâtons respirent moins bien. Même le goût du pain peut s'en ressentir !

Le desserrement de la trame : les micro-organismes de la pâte (levures et bactéries lactiques), en produisant des acides, provoquent une lente altération des fibres. Les couches s'usent donc plus rapidement quand elles ne sont jamais lavées ;

L'apparition des moisissures : ces champignons (dits « cryptogamiques »), repérables aisément par leur couleur gris noirâtre, vont apparaître au coeur du textile, d'autant plus facilement que celui-ci restera longtemps humide.

Les couches doivent être entretenues régulièrement.

Mesures de prévention

Pour éviter ces nuisances, des gestes simples existent :

Entre deux utilisations, pensez à sécher complètement vos couches dans un local aéré ou ventilé et à les épousseter ensuite ;

Stockez-les enroulées dans un endroit sec et frais plutôt que dans un milieu chaud et humide (comme le fournil) ;

Evitez de les gratter avec des instruments non adaptés (une lame par exemple). Ceux-ci altèrent l'intégrité des fibres. Le brossage (manuel ou mécanique) n'est recommandé que pour les couches automatiques. Et attention aux émissions de poussières de farine pour l'asthme !

Notice de lavage

Le lavage des couches devient urgent lorsque apparaissent des petits grains noirs sur la toile. Ces amalgames de farine moisie s'incrustent dans les pâtons et se retrouvent dans les produits finis. Notez que ces moisissures, bien que non toxiques, peuvent être allergisantes ;

Le détrempage à l'eau claire, puis le nettoyage sous haute pression (type Kärcher) est un moyen efficace de désincruster les saletés ;

Si vous n'avez pas le temps de les laver, confiez-les à des laveries pour professionnels plutôt qu'à des pressings destinés au grand public. Les machines de petite capacité disposent d'un tambour (souvent rempli au maximum) qui ne permet pas au tissu de s'étendre suffisamment au cours du lavage (sans parler des risques d'usure) ;

Attention ! si vos couches sont « noires de crasse », n'attendez pas de les retrouver neuves à la sortie ! Le lavage, lorsqu'il est correctement mené, doit demeurer relativement doux de façon à préserver la qualité du lin ;

Assurez-vous que les détergents employés sont aptes au contact alimentaire. Pour les adeptes du bio, sachez qu'il existe des savons naturels qui garantissent un nettoyage 100 % biologique ;

Certains professionnels proposent un traitement antifongique destiné à retarder l'apparition des moisissures. Le produit (compatible au contact alimentaire) est appliqué sur des couches prélavées. Il disparaît au lavage suivant.

BON À SAVOIR

Un liseré rouge en bordure indique la présence de fils de crin dans la trame (destinés à renforcer la toile). Au cours d'un lavage inadapté, ceux-ci ont tendance à sectionner les fibres de lin. Résultat : ces tissus s'usent plus rapidement au lavage.

par Armand Tandeau (publié le 3 février 2009)

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