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Le boulanger-humoriste Valente Baker compte 23 400 abonnés, dont de nombreux artisans, sur Instagram et plus de 32 000 sur Facebook.
Le boulanger-humoriste Valente Baker compte 23 400 abonnés, dont de nombreux artisans, sur Instagram et plus de 32 000 sur Facebook. © DR

Valente Baker, l’humoriste des fournils

Après seize années à mettre la main à la pâte, Valente Baker a stoppé la boulangerie en 2023 pour se consacrer au théâtre. L’auteur des Anecdotes d’un boulanger sur Instagram peaufine actuellement son premier one man show, bientôt sur scène.

La Toque magazine : Quel est votre parcours en boulangerie ?

Valente Baker : J’ai démarré en 2007 par un apprentissage en pâtisserie en Touraine, d’où je suis originaire. Après mon CAP, j’ai enchaîné sur une année en connexe boulangerie, car je préfère travailler de la matière vivante et voir les pâtes évoluer avec le temps, la météo… Diplômes en poche, j’ai multiplié les postes en CDD entre Paris et Tours. J’ai travaillé pour diverses entreprises, dont des supermarchés, ce qui a nourri mon expérience du métier et mon répertoire d’anecdotes vécues, que je raconte aujourd’hui dans mes sketchs et mes vidéos.

LTM : Comment avez-vous basculé dans l’humour ?

VB : En 2014, de retour à Tours, un copain boulanger m’entraîne dans un cours de théâtre amateur : coup de foudre ! J’ai tout de suite adoré la liberté et la créativité que cela m’offrait. En 2015, je remonte à Paris pour suivre les ateliers du Cours Clément, une petite école de théâtre, tout en travaillant comme boulanger. Je dormais trois heures le soir et trois heures dans l’après-midi pour concilier les deux activités, complètement déconnectées pour moi à l’époque. En 2017, je crée un premier spectacle humoristique avec un copain de l’école. On fait quelques scènes jusqu’à ce que le covid nous stoppe net dans notre élan. Je bascule alors sur Instagram où je cherche mon ton. Après les confinements me vient l’idée de raconter des histoires personnelles : les Anecdotes d’un boulanger étaient nées !

LTM : Quel est votre “fonds de commerce” aujourd’hui ?

VB : En fait, je trouve que le métier de boulanger reflète bien l’époque : c’est un métier utile, essentiel même durant la crise sanitaire, et pourtant toujours un peu méprisé. Dans mes anecdotes, j’essaye d’exprimer mon ressenti sur ses coulisses, ses dérives et ses excès, avec dérision. Par exemple, la pâtisserie hyper esthétisante me fait rire, tout comme les stories de Cédric Grolet, qui donnent l’impression qu’une pâte lève en secouant simplement la plaque. Sur YouTube, j’ai commencé à poster des vidéos de mes visites chez des artisans pour échanger avec eux et montrer la réalité du métier, sans filtre. Je travaille aussi sur un projet de livre et je peaufine actuellement mon premier stand-up.

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