Symbole de prospérité dans la culture arménienne, le lavash est un pain traditionnel fin faisant partie intégrante de la cuisine de ce pays situé dans la région montagneuse du Caucase, entre l’Asie et l’Europe.
Sa préparation est généralement assurée par un petit groupe — de femmes, le plus souvent —, et nécessite efforts, coordination et savoir-faire spécifiques. Une première prépare une pâte composée de farine de blé, d’eau et de levain naturel. Après avoir laissé la pâte reposer un court moment, une deuxième forme des boules. La troisième étire rapidement la pâte en une fine couche puis la lance à une quatrième. Cette dernière la pose sur un moule ovale ressemblant à un traversin puis plaque celui-ci contre la paroi d’un tonir, un four conique traditionnel en argile creusé dans le sol. Au bout de moins d’une minute, le pain cuit est retiré du four par une cinquième.
Le lavash est servi enroulé autour de fromages locaux, de légumes ou de viande, à la façon d’un wrap, et peut se conserver jusqu’à six mois. Lorsqu’il n’est pas consommé frais, il est gardé au sec, et est légèrement humidifié avant d’être servi.
Le lavash est l’un des types de pains les plus répandus en Arménie, en Iran, et dans tout le Moyen-Orient. En 2014, il a été inscrit sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’Unesco. “La culture de la fabrication et du partage de ce pain plat” l’a été à son tour en 2016.