Le niángāo, souvent appelé “gâteau du Nouvel An chinois”, est un dessert traditionnel profondément lié aux célébrations de la fin d’année lunaire en Chine. Son histoire mêle jeux de mots, croyances populaires et traditions millénaires (lire encadré).
Le mot “nián” signifie année et “gāo” gâteau. Toutefois, ce dernier a la même prononciation qu’un autre mot signifiant haut ou élevé. Ainsi, niángāo peut aussi évoquer l’idée de “s’élever chaque année”. Il est offert en fin d’année — souvent dans des boîtes décorées de rouge et d’or — pour souhaiter prospérité et progression, ou dégusté en faisant le vœu de progresser. Sa texture collante symbolise aussi l’unité familiale et la cohésion.
Traditionnellement constituée de farine de riz gluant, d’eau froide et de sucre brun, sa recette varie selon les régions. Au sud de la Chine, il est souvent sucré, brun (sucre de canne), parfois parfumé aux dattes rouges plutôt qu’aux traditionnels haricots rouges. Au nord, il est plutôt blanc, cuit à la vapeur, puis frit. Vers Canton il est très sucré, souvent coupé en tranches et poêlé avec de l’œuf.
Il existe donc autant de recettes de gâteau du Nouvel An chinois que de pâtissiers !
Le niángāo se déguste aussi bien froid que chaud. Le faire cuire en tranche lui apporte une texture croustillante.