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Comment surmonter le manque de lumière naturelle en hiver ?

Décembre enregistre les journées les plus courtes de l’année et les artisans sont ainsi encore moins exposés à la lumière naturelle. Une situation qui impacte leur santé. Nos conseils pour y remédier.

Bénéficier d’une source de lumière naturelle au quotidien constitue un véritable enjeu de santé publique. Cela vaut pour tous les espaces de travail, à la fois afin de conserver un environnement propice au bien-être et en vue de se préserver de troubles physiques et psychologiques. La réglementation française* précise l’intensité lumineuse globale devant être assurée dans les différents types de locaux, sans mentionner pour autant la place de la lumière naturelle.

Les conséquences d’une absence prolongée d’exposition à la lumière naturelle

Cette lumière ne nous sert pas seulement à bien voir. Elle joue un rôle majeur dans la régulation de notre rythme circadien et dans la libération de nos hormones en fonction de notre horloge biologique. Un exemple : « La diminution de la lumière en hiver peut avoir un impact sur la production de sérotonine et de mélatonine par l’organisme, ce qui a un impact sur le sommeil et l’humeur », écrit le Dr William Coryell, de l’Université de médecine de l’Iowa aux États-Unis, dans un article publié dans le Manuel MSD**.

Première conséquence possible du manque de lumière solaire : le trouble affectif saisonnier (communément appelé dépression saisonnière). Il peut se manifester, entre autres, par***-**** :

  • des troubles de l’humeur comme un moral en berne, une irritabilité, etc. ;
  • une baisse d’énergie, voire une fatigue intense ; un manque d’initiative et de concentration ;
  • une perte d’intérêt ; des troubles du sommeil (difficultés à s’endormir, réveils répétés, etc.).

Autre effet non négligeable : le déficit chronique d’exposition à la lumière naturelle constituerait un facteur déclenchant de myopie*****.

Quelques astuces pour pallier le manque

Les personnes qui travaillent dans des ateliers de fabrication sont souvent bien plus concernées que celles officiant en boutique, où les vitrines apportent dans la journée un flot de lumière extérieure satisfaisant. Si vous passez beaucoup d’heures durant votre journée de travail sous une lumière purement artificielle, voici quelques habitudes simples à adopter**-***-**** :

  • profitez de vos pauses pour sortir vous exposer à la lumière du jour ;
  • pratiquez une activité physique régulière dans le courant de la semaine, autant que possible en extérieur ;
  • conservez une bonne hygiène de vie, un rythme de sommeil similaire à celui du reste de l’année et une alimentation variée et équilibrée ; disposez une lampe de luminothérapie à proximité lorsque vous travaillez ;
  • ces lampes diffusent une lumière d’au moins 10 000 lux d’intensité, similaire à la lumière solaire mais sans effet néfaste pour la peau ou pour les yeux. Les recommandations des spécialistes : une exposition pendant trente minutes par jour, le plus près possible du visage, de préférence le matin ;
  • si les signes d’un trouble affectif saisonnier deviennent sévères ou chroniques, consultez un professionnel de santé, qui pourra vous proposer des solutions adaptées.

* Code du travail : Éclairage, ambiance thermique (articles R4223-1 à R4223-12).

** Coryell W. Conseils pour identifier et traiter le trouble affectif saisonnier. Manuel MSD — Version pour le grand public. 2023.

*** Royal college of psychiatrics : Seasonal affective disorder.

**** Seasonal Affective Disorder and Depression Association (SADA).

***** Tedja MS, Wojciechowski R, Hysi PG, et al. Genome-wide association meta-analysis highlights light-induced signaling as a driver for refractive error. Nat Genet 2018 ; 50 : 834-48.

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