Gestion et droit
Dans une optique de « management de cohésion », l’enseigne Maison Bécam organise plusieurs soirées (de rentrée, des César, des diplômés), relayées sur les réseaux sociaux et en magasin.
Dans une optique de « management de cohésion », l’enseigne Maison Bécam organise plusieurs soirées (de rentrée, des César, des diplômés), relayées sur les réseaux sociaux et en magasin. © Jérémy Fiori

Des séminaires pour booster l’esprit d’équipe

En ces temps de recrutement difficile et de turn over élevé, l’organisation d’événements collectifs peut permettre à une entreprise de souder et de valoriser ses salariés, tout en cultivant son attractivité.

Avant l’été, Cécile Khayat et Victoria Effantin, fondatrices de la boulangerie parisienne Mamiche, emmènent les équipes de leurs deux points de vente (50 salariés) en “week-end” sur leurs jours de fermeture, dimanche et lundi. Le tout pris en charge et sur la base du volontariat.

© Capture d'écran - A Paris, la boulangerie Mamiche n’hésite pas à partager des images de ses « séminaires » sur Instagram.
© Capture d'écran

« L’objectif est de partager un moment tous ensemble, pour apprendre à mieux se connaître, entre boutiques et entre métiers », explique Cécile. Ce “séminaire d’été” mixe des temps festifs et des activités liées aux métiers de bouche, comme la fabrication de miel. « Cela permet de créer des liens et des souvenirs communs en dehors du travail et sans la pression de la production», poursuit l’artisane, qui en tire de nombreux bénéfices malgré une préparation logistique croissant avec les effectifs.

Le reste de l’année, Mamiche organise deux autres “séminaires” : un dédié aux managers pour préparer les fêtes, et un dit d’hiver — souvent une soirée festive —, qui réunit l’équipe après l’Épiphanie.

Remercier ses salariés

À défaut d’une escapade de plusieurs jours, nombreuses sont les boulangeries à organiser des sorties collectives sur une journée et/ou une soirée pour leurs salariés. L’occasio­n d’aller rendre visite à un producteur, par exemple, ou simplement de se retrouver pour décompres­ser. «Deux fois par an, on programme une activité type karting et un restaurant», explique Chloé Paumard, à la tête avec son mari Léo de deux magasins à leur nom dans le Maine-et-Loire. Et d’ajouter : « C’est une façon de remercier notre vingtaine de salariés. »

© Jérémy Fiori - Dans une optique de « management de cohésion », l’enseigne Maison Bécam organise plusieurs soirées (de rentrée, des César, des diplômés), relayées sur les réseaux sociaux et en magasin.

À Lyon, l’enseigne de pains et de brioches Antoinette organise deux temps forts collectifs dans l’année : « Un repas festif dans l’un de nos restaurants partenaires, au choix de nos salariés », précise Agathe Simonnot, sa cofondatrice. L’autre rendez-­vous est un peu plus formel, le but étant de « réuni­r sur notre jour de fermeture (le lundi), les équipes de toutes les boutiques, y compris les nouveaux arrivants, pour présenter l’entreprise, ses valeurs et ses perspectives ; échanger sur les problématiques des uns et des autres et sur les axes d’amélioration possible », indique l’entrepreneuse, qui n’exclut pas à l’avenir de « développer le concept » sous la forme d’un séminaire, dans l’esprit de celui de Mamiche.

© Barbara Guicheteau - Cofondateurs de la boulangerie Antoinette à Lyon, Agathe Simonnot et Cédric Alibert organisent des réunions collectives pour souder les équipes et échanger avec leurs salariés.

Soigner sa marque employeur

Leviers de convivialité et d’émulation, ces temps forts font souvent l’objet de publications sur les réseaux sociaux. Un moyen de valoriser ses équipes, mais également les valeurs (humaines, sociales) de l’entreprise, dans une logique de marque employeur. Issu du marketing, ce terme désigne l’image que renvoie une société à ses collaborateurs et futures recrues : plus elle est positive, plus elle participe à la fidélisation des salariés et à son attractivité en tant qu’employeur.

Illustration à Angers : afin de motiver et de fédérer ses troupes, l’enseigne Maison Bécam organise des événements festifs, comme sa “soirée des César”, dont les vidéos viennent alimenter les écrans digitaux en magasin. Histoire de créer de l’animation et de témoigner in situ de l’ambiance de l’entreprise.

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