Personnalisation
LE FOND ET LA FORME
Les emballages personnalisés ont toujours la cote. Passé un certain volume de commandes, ils peuvent devenir aussi coûteux que leurs homologues neutres, ce qui permet de se singulariser à moindres frais. Barquettes, bols, boîtes à burger : il est aussi possible de faire fabriquer toutes formes de packaging sur mesure moyennant finance. Plus respectueuse de l’environnement, la bagasse (résidu fibreux de la canne à sucre) est personnalisable en relief si dépourvue de film plastique.

Communication
SMALL IS BEAUTIFUL
Objet de communication, l’emballage est support de créativité. Du message humoristique “Don’t panic, it’s organic” (pas de panique, c’est organique, en français) de Bioburger, au fameux “Maison fondée hier” imprimé sur les sachets de The French Bastards, les entreprises qui souhaitent concilier communication et respect de l’environnement misent sur le message plutôt que sur l’image, imprimé sobrement pour éviter une surcharge d’encres, plus difficiles à revaloriser. La plupart des fabricants proposent un service d’accompagnement à la conception, avec l’aide de graphistes, comme chez Wellembal, spécialisé dans l’emballage recyclé et recyclable, choisit notamment par Dupont avec un thé, Chez Meunier ou The French Bastards.

Recyclable, compostable
L’ART DE LA MATIÈRE
Du craft, du carton, de la bagasse ou du bois et du papier labellisés FSC, le respect de l’environnement est la tendance de fond. Les emballages écologiques recyclables, recyclés ou compostables existent. Mais, évalué à un tarif entre 20 et 100 % plus élevé que des matériaux en plastique par les fournisseurs, « le green a un coût », souligne l’un d’eux. En snacking, se passer de lamination (film protégeant la matière du gras, de la chaleur, qui garantit aussi la bonne étanchéité des gobelets mais freine le compostage et le recyclage), en particulier, demande une éducation de la clientèle. Certains pointent ainsi une expérience utilisateur moindre, avec un package qui se ramollit à l’usage. « Chez nous, l’emballage sans lamination coûte plus cher : il y a plus de papier, qui est plus compressé, mais il a les mêmes avantages », vante toutefois le commercial de PackRock. Privilégier le monomatériau, pour optimiser le recyclage ou le compostage.

Tout-en-un
LESS IS MORE
La diminution de l’épaisseur et du nombre des packagings est une autre tendance. « C’est à la fois plus écologique et plus pratique pour nos clients d’avoir un seul emballage », résume-t-on chez Vibrant Ecopak. Emballages compartimentés ou séparatifs personnalisant boîtes ou bols rencontrent ainsi un fort succès. Certains font même le buzz sur Instagram, comme la lunch box tout-en-un de la chaîne Well Done, dans laquelle on retrouve, en plus de l’espace dédié au sandwich et aux frites, un emplacement pour une sauce et une boisson, pour un menu vendu 30 % moins cher. « C’est une boîte instagrammable, faite pour les réseaux sociaux », pose Volkan Sel, fondateur de Maison de l’emballage, qui l’a conçue. À rebours de cette démarche écologique, les petites bouteilles en plastique, qui échappent pour le moment à la législation, sont plébiscités en remplacement des gobelets.

L’innovation
UN AVENIR DURABLE
Métal, verre, consigne ou réemploi avec fidélisation du client et messages planet friendly, dessinent l’avenir du packaging en snacking. Chez Wellembal, on sensibilise les clients à l'usage des sachets en tissu et des boîtes en métal. Gilac a conçu une boîte à pizza en plastique alimentaire personnalisable, commercialisable sous forme de consigne ou via un programme de fidélité. Parmi d’autres, Bioburger vise dans un avenir proche le 100 % home compost (emballage compostable à la maison, plutôt que via un équipement industriel) et annonce la mise en place prochaine de la consigne.