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La Malgache Gigi Chan Hoi Mi, cofondatrice d'Authentic Products.
La Malgache Gigi Chan Hoi Mi, cofondatrice d'Authentic Products. © Agence Odds

Une épice levier de progrès à Madagascar (3/3)

Comment les importateurs de vanille de l'île de l'océan Indien peuvent-ils contribuer à son développement socio-économique ? Les fondatrices française et malgache d’Authentic Products ont déployé des actions structurantes.

L’île de Madagascar fait partie des pays les plus pauvres au monde. Une majorité de la population rurale de la côte est vit de la production de la vanille. En s’associant en 2005, la Malgache Gigi Chan Hoi Mi et la Française Laurence Cailler ont souhaité améliorer les conditions de vie des familles qui travaillent pour leur entreprise Authentic Products, au travers de coopératives et d’associations.

Une majorité de la population rurale de la côte est de Madagascar vit de la production de la vanille. (© Agence Odds)

Afin de donner accès à l’eau potable aux communautés rurales, 46 p/uits ont ainsi été créés entre 2014 et 2022. Permettre aux filles comme aux garçons d’aller à l’école était aussi l’une de leurs priorités, pour « les conduire vers une autonomie intellectuelle ». Une école primaire a donc été construite (en partenariat avec l’entreprise Firmenich). « Au travers de nos programmes, ce sont plus de 3 500 élèves qui sont suivis en primaire — suivi des enseignants, matériel pédagogique, infrastructures », précise Laurence Cailler. “À ce chiffre, s’ajoutent 77 adolescents scolarisés en alternance au centre de formation professionnelle agricole [CFPA] de Mahadera”, indique son site internet : www.vanille.com/nos-engagements-5/.

Aider et pérenniser la filière à travers l'éducation

« Ces actions sont nées de notre propre initiative, précise Marina Larcebeau, la fille de Laurence Cailler. Il ne s’agit pas d’assistanat mais d’accompagnement des communautés vers l’éducation et la diversification des cultures. Les jeunes du CFPA sont âgés de 14 à 20 ans. Ils suivent une formation professionnelle sur trois ans, en maraîchage, pisciculture, riziculture et culture de la vanille. L’objectif est d’ouvrir leur horizon et de leur donner la capacité de créer un business. »

Cette solidarité est possible car, sur chaque kilo de produit malgache commercialisé, 0,5 dollar sont reversés aux projets ayant pour but d’aider les populations et de pérenniser la filière de la vanille. Pour moins dépendre des aléas du marché, les producteurs de gousses sont encouragés à diversifier leurs plantations, avec la production de clous de girofle, de baies roses, etc. Artisans et groupes industriels ont donc la possibilité d’encourager les changements.

Lire le reste du dossier :

- S’y retrouver dans la jungle du marché mondial

- Pâtissier et collectionneur de vanilles

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