Meunerie
Cette variété de blé tendre d’hiver, assez tardive, est adaptée au nord et au centre de la France.
Cette variété de blé tendre d’hiver, assez tardive, est adaptée au nord et au centre de la France. © DR

L'Inrae met au point l'une des premières variétés de blé agroécologique

L’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement a lancé cette année ce blé tendre résistant, l’un des premiers considérés comme agroécologiques, en partenariat avec Agri Obtentions.

Si l’on en croit ses concepteurs, elle a beaucoup d’atouts. L’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae) et sa filiale Agri Obtentions annoncent l’arrivée sur le marché cette année de leur nouvelle variété, nommée Geopolis. Il s’agirait, selon l’Inrae, de “l’une des premières variétés de blé considérée comme agroécologique”. 

En effet, indique Jacques le Gouis, chercheur à l’Inrae et coresponsable du programme innovation variétale, elle « est très résistante contre plusieurs maladies, comme la septoriose, le piétin-verse et la rouille brune. Et elle valorise bien la fertilisation azotée ». Autrement dit, pour parvenir à un même rendement, cette variété nécessite moins de traitements phyto­sanitaires. « On pourrait économiser dix pour cent d’azote sans dommages », estime ainsi François-­Xavier Oury, membre du groupe des sélectionneurs de blé tendre de l’Inrae.

Dans des conditions équivalentes, son rendement est supérieur de 10 % minimum à d’autres variétés. Mieux encore : « Pour le même rendement et la même fertilisation, Geopolis a 0,7 à 1 point de protéines en plus que la moyenne. Quand on sait que le blé compte dix à douze pour cent de protéines, cette différence est importante », détaille Rémi Perronne, également membre du groupe des sélectionneurs de blé tendre de l’Inrae.

Sa force boulangère (W) est « intéressante », souligne par ailleurs François-Xavier Oury, justifiant le classement de Geopolis parmi les blés panifiables supérieurs — il ne s’agit donc pas d’un blé de force. Par ailleurs, il fait partie des « variétés en observation » depuis l’an dernier dans la Fiche blés meuniers de l’Association nationale de la meunerie française. Une observation qui durera encore un an... Pile le délai nécessaire à Geopolis pour trouver toute sa place dans les champs français. 

À lire également
L’adhésion à la plate-forme SAI donne une dimension internationale claire à la démarche de Soufflet, présent à l’export, ici sur le port de Rouen, en Normandie.

Meunerie

Soufflet pousse ses filières durables vers l'international

Le groupe agricole et meunier se réinvente autour de l’agroécologie. Il intègre notamment plus d’un million de tonnes d’orge et de blé meunier en certification internationale Sustainable Agriculture Initiative...

Meunerie

L’ANMF et France Travail partenaires de l’emploi meunier

Qu’il s’agisse de formation ou d’offres en entreprise, la filière meunière fait face à un manque de candidats. Pour redynamiser le secteur, et promouvoir ses métiers, l’ANMF renouvelle sa campagne Chasseurs...

La start-up française Naïo a été précurseure en matière de robotisation avec ses robots Oz, Dino, Ted ou Orio.

Meunerie

IA : les robots (ap)prennent la clé des champs

De nombreuses applications de l’intelligence artificielle intégrée au machinisme agricole sont déjà déployées commercialement. En grandes cultures, il reste cependant à trouver les bons modèles économiques.